• Il y a un an, au conseil municipal du 21/10/2011, j'ai officiellement fait la demande d'une telle démarche (question orale N°11-161). Car je ne supportais plus les différentes volte-faces, les différentes annonces publiques contradictoires en matière de stationnement à Rodez: nous avions de la part du Maire ou de quelques adjoints des discours à géométrie variable selon les publics en présence … Donc Bravo pour l'ouverture de ces "États Généraux du Stationnement" dont le lancement a eu lieu jeudi 15 novembre: cette démarche va réunir la population (avec les comités de quartiers), les commerçants, les usagers ainsi que les élus qui en final prendront les décisions.

     

    Depuis Janvier 2012, d'énormes progrès ont été réalisés sur le Grand Rodez par l'instauration des navettes cadencées à 0,20€ sur l'ensemble du réseau Agglobus. Il est désormais vital d'accompagner ce mouvement par la construction des parcs-relais en périphérie de ville et desservis par ces navettes. Or depuis 2009 le Maire de la Ville de Rodez a bloqué la construction du parc-relais de Calcomier alors que la ville est propriétaire du terrain ! Cela n'était ni justifié, ni logique ! Voila pourquoi je l'ai personnellement interpellé lors de la première réunion de ces "États Généraux du Stationnement". Va t'il soutenir la construction du premier parc-relais à Calcomier en 2013 ? Si je lui ai posé la question, c'est parce que j'ai entendu dire que "les arbitrages budgétaires" à venir allaient encore une fois en reporter la construction à plus tard … 

    Pourquoi mon attachement aux parcs-relais ? 

    Ils permettront d'y faire stationner les personnes qui viennent travailler en ville. Ces centaines de places libérées pourront opportunément être attribuées au stationnement des résidents ou des consommateurs/visiteurs. La ville de Rodez pourra aussi montrer l'exemple en incitant ses employés à fréquenter les futurs parcs-relais et à prendre les navettes… libérant ainsi les nombreuses places réservées au "parking des Jacobins" !

    Les enjeux sont importants : les places de stationnement en ville ne sont pas extensibles. Il faut libérer des places actuelles de stationnement pour :

    1>permettre aux résidents d'avoir un stationnement. Il y a plus de 1500 logements vides ! Si nous voulons inciter les couples et les familles à revenir en centre-ville, il faut leur permettre d'avoir un stationnement proche du domicile. Actuellement, c'est quasi impossible. D'où le réflexe généralisé des accédants à la propriété ou des familles de rechercher à se loger ailleurs…

    Un objectif de 500 nouveaux résidents en centre-ville, ce serait des centaines de places de stationnement à prévoir ! Je suis donc favorable à une "carte résidentielle de stationnement" liée au logement et à prix modique.

    2>permettre à l'activité économique en centre-ville de se maintenir ou de se développer. Nombre de consommateurs non-ruthénois, nombre de visiteurs qui ne connaissent pas la ville n'iront pas tous spontanément vers les parcs-relais. Je suis donc favorable à un stationnement facilité pour ces publics : il est techniquement réalisable que le stationnement à prix modique soit conditionné à l'acte d'achat chez un commerçant ou à la visite du patrimoine ruthénois !

    Vous comprenez donc pourquoi ces deux enjeux (accueillir de nouveaux résidents et booster le commerce) nécessitent de libérer des centaines de places occupées aujourd'hui par ceux qui travaillent en ville, d'où l'urgence de leur permettre de se garer sur les futurs parcs-relais (à construire vite !!) reliés aux navettes cadencées.

      

    Je ne suis pas un élu écologiste "anti-bagnole" ! Je dis qu'il faut privilégier l'accès au stationnement en ville pour les résidents et les consommateurs tout en dissuadant le stationnement de ceux qui viennent y travailler (sauf bien sûr les services à la personne et les livraisons).

     

    Ma démarche écologiste consiste par ailleurs à diminuer le besoin de prendre sa voiture pour aller au travail, là où des solutions de transports collectifs le permettent. C'est une manière de réduire les "bouchons" en ville ou sur la rocade quand les automobilistes sont le plus souvent seuls dans leur voiture mais tous ensemble à la même heure sur la route !. 

    Voila pourquoi, j'ai profité de cette première réunion des "États Généraux du Stationnement" pour aborder la question du covoiturage. Rodez est actuellement une des communes du Pays Ruthénois où aucune aire de covoiturage n'est prévue, où aucune activité municipale (événements culturels ou festifs,…) ne prévoit l'organisation du covoiturage pour s'y rendre… 

     

    Ces "États Généraux du Stationnement" vont être passionnants … Ne laissez pas passer l'occasion de vous exprimer !

    ............

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  • Partant du constat que l'essentiel du trafic automobile sur la rocade se fait aux heures de "transhumance" pour aller et revenir du travail, et comme vous le savez désormais, une des alternatives que je développe contre la transformation autoroutière de l'actuelle rocade de Rodez est la création de lignes "bus-express" qui desserviraient, dans un premier temps, les principales villes du pourtour ruthénois (Baraqueville-Rodez-Laissac, Espalion-Rodez,...). 

    Vous le savez aussi, cette idée ne rencontre pas le soutien de mes collègues élus socialistes ruthénois qui préfèrent s'aligner sur la position du Conseil Général et transformer notre rocade en voie rapide (les élus de l'Agglo et ceux du Conseil Général ne sont toutefois pas (encore ?) d'accord sur le financement d'un tel projet). Cette voie rapide à l'intérieur de Rodez et Onet relierait ainsi les portions autoroutières en aval vers Toulouse et en amont vers Séverac.
     
    C'est donc avec un enthousiasme non dissimulé que j'ai lu la tribune de la Conseillère Générale socialiste du Canton de Marcillac, Anne Gaben-Toutant (Centre-Presse du 19 octobre). Elle y défend la création de ligne cadencées de "bus express" (entre le Vallon et Rodez, par ex) à la manière du Tarn avec un tarif unique modique. Elle souhaite défendre ce dossier avec force au sein du Conseil Général. Je connais Anne Gaben et ne doute pas de sa volonté d'avancer. Elle pourra aussi compter sur les écologistes.
     
    Il faut être clair et ne pas berner les contribuables !
    Pouvons-nous à la fois prétendre investir 50 millions € dans 5 kilomètres de goudron et financer dans le même temps des lignes de bus ? Pouvons-nous à la fois encourager l'usage de la voiture et développer celui du bus ?
     
    Il faut être clair et ne pas "enfumer" les citoyens!
    Pouvons-nous à la fois prétendre faire du "développement durable" à Rodez et sacrifier la vie quotidienne des riverains de la rocade ? Pouvons-nous continuer à parler d'un "ART DE VIVRE À RODEZ" tout en augmentant le trafic, le bruit et la pollution automobiles ?
     
    Personnellement, je ne le crois pas ! NOUS SOMMES À L'HEURE DE LA COHÉRENCE ET À CELLE DES CHOIX. Pour moi, lors des déplacements domicile-travail, il faut dissuader l'usage de l'automobile individuelle et favoriser le co-voiturage et les transports publics.
     
    Outre la majorité UMP du Conseil Général, Anne Gaben-Toutant devra aussi convaincre ses amis socialistes, notamment ruthénois ! Ces derniers, à vouloir investir dans le "goudron" tout en développant le bus, risquent l'embolie financière et l'embardée politique, à la manière de l'automobiliste qui, n'arrivant pas à faire son choix, appuierait simultanément sur le frein et l'accélérateur.

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  • C'est à terme une véritable autoroute urbaine qui traversera notre agglomération en lieu et place de la rocade actuelle.

    Jusqu'à présent, du moins officiellement, les "doctrines" du Conseil Général et celle de l'Agglomération concernant la RN88 étaient opposées. Héritière de la position de Mr.Censi, l' Agglomération défendait une RN88 en boulevard urbain avec des ronds points à plat et des aménagements qui en faisaient une voie de circulation pour le trafic quotidien. Le Conseil Général, lui reprenant la vision de Mr Puech, souhaitait un aménagement de type autoroutier en transformant la rocade en 2x2 voies et en passant en dénivelé les ronds-points.

    Ce qui justifiait la position de Mr.Censi était la possible construction d'un "grand contournement" qui aurait évité au trafic extérieur à l'Agglo de passer sur la rocade, en bordure des parties urbaines de Rodez-Onet. Le Conseil Général lui défendait l'aménagement autoroutier pour aller plus vite, ne croyant pas à l'implication de l'État sur le "grand contournement". Poursuivant cette logique, Mr.Luche vient de signer une convention afin de réaliser pour le compte de l'État, le "barreau de St.Mayme". Le préfet en signant la convention avec le Conseil Général a annoncé que les crédits pour le Grand Contournement n'étaient pas au budget !

    La plupart des élus de l'Agglomération du Grand Rodez sont prêts à emboîter le pas derrière le Conseil Général sur les aménagements à réaliser. Le montant des travaux et des études est colossal: on parle de plus de 50 Millions €. Mais quand il s'agira de négocier les participations de chacun pour payer la facture, le bel enthousiame d'aujourd'hui risque de voler en éclat. Sur la rocade d' Albi, l'Agglomération Albigeoise participe à hauteur de 15% sur les coûts alors que le Conseil Général de l'Aveyron demande une participation de l'Agglomération Ruthénoise à hauteur de 30% ! Quid aussi de la participation du Conseil Régional?

    Personnellement, je m'exprime toujours en mettant en avant une hiérarchie des actions qui me semble plus logique: avant de créer des voiries nouvelles, diminuons le besoin de prendre la voiture, pour aller travailler par exemple. Car les bouchons sur la rocade sont surtout aux heures de pointe: ils correspondent à l'entrée/sortie du travail.

    Or il faut bien reconnaître que la plupart de nos élus marchent sur la tête:

    • ils n'ont pas d'état d'âme pour mobiliser 50M€ pour du goudron, mais ils ne veulent pas voir les répercussions négatives du trafic accru sur la qualité de l'air et la santé des riverains (p66 du rapport d'activité de l'Oramip),
    • ils sont prêts à prendre à leur charge des travaux qui relèvent de la responsabilité de l'État mais ils n'envisagent pas de faire face à ce qui est leur compétence obligatoire (le transport collectif inter-urbain, par ex) ….

    Soulignons toutefois une note d'espoir dans ce concert de mauvaises nouvelles. En janvier 2012, une nouvelle offre de transport collectif sur l'Agglomération permettra aux grand ruthénois de moins prendre leur voiture. De nouvelles lignes cadencées seront à l'œuvre depuis toutes les communes vers Rodez...

    En résumé, je m'exprime contre la mise en configuration autoroutière de la rocade de Rodez-Onet. Les alternatives à cet aménagement très couteux sont:

    • la mise en place par le Conseil Général de relation par "bus-express" des villes autour de Rodez (Espalion, Decazeville, Naucelle, Pont de Salars, Laissac,..) et particulièrement aux heures de pointe,
    • le soutien du co-voiturage par le Conseil Général, l'Agglomération et les communes, particulièrement Rodez.
    • l'accélération par l'Agglomération de la construction des parcs-relais aux entrées Sud, Ouest et Nord de l'Agglo.
    • la levée du "véto" de la ville de Rodez à la construction (par l'Agglomération) du parc relais de Calcomier,
    • l'instauration par la ville de Rodez d'une politique/tarification du stationnement qui dissuade les "pendulaires" (nom donné à ceux qui viennent en ville pour travailler) et au contraire accueille les résidents et les consommateurs. Les pendulaires seront orientés vers les parcs relais.

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  • Gadget à bobo, gaspillage des fonds publics,… la critique libérale de cette heureuse initiative municipale va bon train...

    Qu'en est il en réalité ?

    À mi Juillet, en quatre mois, 22 dossiers ont été instruits par les services municipaux soit 22 aides donc. L'objectif sur un an est de réaliser 50 dossiers. Nous sommes donc en bonne voie.

    Tous les vendeurs de cycles intéressés par le VAE (7) ont conventionné avec la Maire. Là aussi bon accueil !

    Qu'en est-il du prix d'achat des VAE ? Un quart des conventions concerne des vélos achetés à moins 1.000€, un quart entre 1.000 et 1.500€ et un tiers entre 1.500 et 2.000€. Les autres ont acheté un vélo supérieur à 2.000€.

     

    Ces gammes de prix font elles que les acheteurs soient des "bobos" et que la Mairie se soit fourvoyée ?

     

    Je ne crois pas. 

     

    Avant le dispositif d'aide de la Mairie, il y a 3 ans, j'avais acheté un vélo à assistance électrique d'une valeur de 1.200€. Aujourd'hui, je roule avec un vélo de 1.600€ ! Cela fait il de moi un privilégié ? Ma compagne et moi (3.500€ mensuels) vivant au centre ville, avons fait le choix d'avoir une voiture et un vélo électrique comme moyens personnels de déplacements. Je peux affirmer qu'elle et moi, sommes totalement autonomes dans nos déplacements ruthénois en utilisant la voiture, le bus (Octobus) ou le vélo électrique. 

    Ma pratique depuis trois ans me confirme que, pour les ruthénois qui ont des trajets domicile-travail de 10km aller/retour, l'usage du bus et du vélo électrique permet d'éviter un deuxième véhicule dans le couple et cela en toute autonomie !

    Avez vous fait le calcul ? En économisant un deuxième véhicule (achat, assurances, entretien, énergie, stationnement, pollution) je paye très largement le vélo électrique et sa consommation (moins de 10€/an!) ainsi que la l'abonnement de bus…

    En soutenant l'achat et en promouvant l'usage du VAE, la mairie de Rodez fait donc aussi une action socialement vertueuse.

     

    Même si à l'usage, le VAE est une "très bonne affaire", il n'en demeure pas moins que la mise de fonds initiale est élevée : le prix d'achat constituant un obstacle à la diffusion (c'est ce qui fait dire à certains que le VAE est pour les "bobos").

    Nous en avions pleinement conscience, lorsque nous (les États Généraux du Vélo) avions proposé à la Mairie que les conventions municipales intègrent un volet "prêt bancaire" de manière à rendre quasi indolore (une trentaine d'euros mensuels) l'achat du VAE. A ce jour, cette option n'a pas été retenue: c'est à mes yeux une des améliorations majeures qu'il faudra apporter au dispositif quand, à l'issue de la première année, nous ferons le bilan de cette action.

    Une autre amélioration concernerait non plus la Ville de Rodez, mais l'Agglomération du Grand Rodez. Car c'est bien l'Agglo qui a en charge de gérer les déplacements. Elle le fait bien pour les bus (réseau Octobus), pourquoi pas pour les vélos dont l'usage est complémentaire …?

     

    En attendant, profitons de l'Estivada de Rodez, à pied ou à vélo. Roda que rodaras, a Rodés totjorn tornaras !


     

    ++++++++++++++

     

    "États Généraux du Vélo": voulus par le Maire de Rodez, sur une idée de l'Association Canopée, j'ai animé pendant 6 mois une concertation de tous les acteurs du Vélo sur le Ruthénois. Nos 70 conclusions ont été remises au conseil municipal de Rodez en Février 2010. L'aide à l'achat de VAE est à ce jour la seule proposition préconisée suivie de réalisation.

     

     

     

     

     

     

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  • Ainsi, il nous faudrait choisir entre un "rassembleur accusé de démagogie" et un "indigné accusé de division" !

    Par voie de presse messieurs Luche et Teyssedre, s'envoient quelques politesses au sujet de la rocade de Rodez.

     

    Mais au fond où est la différence entre eux, sur ce sujet précisément ?

     

    Il ne faut pas la chercher sur le plan "technique", car tous les deux défendent l'idée de passer les ronds-points de la rocade en dénivellé. Au final, nous aurions une quasi autoroute urbaine traversant la ville et l'agglomération, le long de zones d'habitation à Rodez, comme à Onet. Autoroute reliée à terme à l'A75 et allant vers Toulouse.

    Tout le monde sait que le trafic sera alors accru. Ainsi, nous irons inexorablement vers une dégradation de la qualité de l'air alors même que la situation est déjà préoccupante le long de la rocade (voir à ce sujet le rapport 2010 de l'Oramip). Si c'est le projet de qualité de vie que le Maire de Rodez ou le Président du Conseil Général veulent défendre pour l'avenir, ce n'est pas en tout cas celui des écologistes ruthénois !

    D'accord sur la solution technique, la différence entre les deux hommes provient en fait de savoir qui va payer ce projet routier ! Il ne s'agit pas d'une paille, puisqu'il faudrait trouver 50 millions d'euros (avec le barreau de Saint Mayme). D'où l'idée de Mr Luche d'associer l'Agglomération du Grand Rodez dans l'aventure, ce qui rend furieux Mr Teyssedre…

     

    Pour nous écologistes, la solution est ailleurs. En effet, l'essentiel du trafic généré sur la rocade provient des déplacements domicile-travail à des heures particulières, dites "de pointe". 

    Comme dans d'autres départements, notre réponse à ce problème d'engorgement est :

     1>de mettre en place des liaisons "bus express" aux heures de pointe entre Rodez et les différentes villes alentours;

     2>de développer/soutenir le covoiturage.

    Rien de tout cela n'est à l'œuvre du coté de notre Conseil Général….

     

    Un autre exemple révélateur: cela fait bientôt deux ans que le dossier technique d'un parking-relais à l'entrée de Rodez (captant le trafic des routes de Villefranche et Decazeville) est prêt. La réalisation est bloquée en mairie ruthénoise, alors même que la future ligne de bus cadencée est prévue pour passer à coté,  dans quelques mois!!

     

    Stoppons donc ces chamailleries médiatiques ; place à l'action, avec des solutions réalisables dès à présent !


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