• Ce samedi 15 mars, les élus de la Communauté de Communes du Pays Baraquevillois venaient rendre leur écharpe et présenter leur démission à la Préfecture. J'ai participé à ce rassemblement pour leur manifester mon soutien et pour souligner l'immense gâchis occasionné par ce remodelage administratif.

    C’est à partir d’Octobre 2011 que Baraqueville, Manhac et Camboulazet ont commencé à intégrer le Grand Rodez.

    Je n'avais pas approuvé cette décision pour 2 raisons: 

    • je n'acceptais pas ce "jeu de mécano administratif" qui laissait l'intercommunalité baraquevilloise exsangue. J'avais raison: aujourd'hui la Communauté de Communes du Pays Baraquevillois dispose des recettes fiscales de 7 communes tout en ayant à sa charge la dette des 10 anciennes communes ! Situation intenable…
    • je refusais la précipitation qui amenait le Grand Rodez à prendre une décision "à l'aveugle" car nous n'avions pas analysé ensemble sereinement ce qui pourrait être le contenu de notre projet commun. J'avais raison: aujourd'hui l'arrivée, dans ces conditions, des trois nouvelles communes va représenter une charge importante pour le budget de l'Agglomération.

    Mais pourquoi donc avoir agi de la sorte ?

    Le Grand Rodez doit s'ouvrir pour atteindre une taille réaliste et raisonnable. Cela exclut les projections fantaisistes d'une Agglomération à 100.000 hab comme le répète C.Teyssedre. Il faut garder à l'esprit qu'avec notre géographie et l'habitat dispersé, un agrandissement trop important n'est pas synonyme d'économies d'échelle ! Toutefois s'agrandir ne peut pas se faire à la hussarde, au détriment de nos voisins. Posons nous la question de savoir comment cette adhésion "à pas forcés" est reçue et de quel capital confiance nous aurons désormais dans nos relations futures avec Marcillac, Bozouls, Pont de Salars ou Cassagnes-Bégonhès ? 

    L'empressement qui a conduit l'Agglomération a "accueillir" Baraqueville et Manhac est avant tout politicien: il s'agissait pour Messieurs Mouly et Teyssedre d'afficher à tout prix un agrandissement là où leur prédécesseur avait échoué. 

     

    C'est ce manque de vision et de coopération ainsi que cet empressement qu'il s'agit aujourd'hui de sanctionner dans les urnes.


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  • Communiqué de C.Teyssedre paru dans "Centre Presse" du 12 mars: 

    "Ch. Teyssèdre appelle à l’unité dès le premier tour.

    Aujourd’hui, l’émergence de deux listes issues de notre majorité choque beaucoup de Ruthénois qui partagent notre bilan et nos valeurs.

    En effet, comment comprendre que deux responsables de listes dissidentes s’affichent comme opposants alors même qu’ils ont validé depuis 2008 l’ensemble des réalisations et voté 99 % des délibérations au conseil municipal.

    Dans ces conditions, on peut légitimement s’interroger sur les véritables motivations de ces candidats qui rejettent de la même manière droite et gauche et font prendre à notre majorité un risque considérable.

    Comment peuvent-ils se revendiquer, à la veille des élections, d’un rassemblement citoyen “ apolitique” alors qu’ils sont encartés dans des partis de gauche ?

    Plus encore, pourquoi diviser 72 % de Ruthénois qui se déclarent satisfaits de notre bilan ?
    Privilégier 1 % de désaccord à 99 % de décisions partagées avec notre équipe relève d’une profonde incohérence. C’est le contrai- re de l’éthique démocratique. On est au cœur d’une manipulation démagogique. Les Ruthénois ne doivent pas se laisser tromper par une minorité qui ne fait plus la différence entre intérêts particuliers et intérêts collectifs.

    La défense des démunis, le souci de justice sociale, de solidarité, le développement de l’éducation et de l’université, le soutien à l’économie locale et à l’emploi, la sécurité des biens et des personnes, la rénovation des quartiers Saint-Éloi, Gourgan, du Faubourg, le développement des transports publics, du sport et la culture pour tous méritent un vrai sens des responsabilités. Grâce à notre bonne gestion Rodez est classée parmi les villes les mieux gérées de France. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous pouvons prendre de nouveaux engagements pour améliorer la vie des Ruthénois.

    La démocratie, notamment participative, ne doit pas être inspirée par la rancœur, la division mais par la pensée humaniste capable de rassembler pour répondre aux nouveaux défis.

    Pour nous, les enjeux d’avenir dépassent les petits arrangements opportunistes entre “politiciens caméléons” qui, selon les modes, passent d’une candidature verte, à une candidature rouge vive et aujourd’hui dans l’air du temps, ni de droite, ni de gauche. “Politiciens caméléons” qui, pour 1 % de désaccord, fractionnent notre majorité qui a travaillé sans relâche au service des Ruthénois. Souvenez-vous qu’en 2002, la multiplication des candidats de gauche a éliminé Lionel Jospin dès le 1er tour. »

    +++++++++++++++

    Ma réponse.

    Il faut reconnaître à C.Teyssedre une qualité: il sait manier les chiffres… mais attention de ne pas leur faire dire n'importe quoi ! Par exemple: "Privilégier 1 % de désaccord à 99 % de décisions partagées avec notre équipe relève d’une profonde incohérence." dit-il. Il sous-entend que j'ai été d'accord avec lui sur 99% des dossiers et que cela ne justifie pas de participer à une liste concurrente à la sienne. Cela peut paraître frappé du bon sens et, martelé avec assurance par le candidat-Maire, cela peut sonner comme une évidence. 

    Sauf qu'il n'existe pas de statistiques sur les délibérations votées en Conseil Municipal. Comment arrive t'il à ce chiffre ?  Vérité ou approximation ? D'autant plus que le candidat-Maire n'a jamais voulu comptabiliser mes abstentions de vote, ce qui évidemment fausse les éventuels calculs…

    En fait nous sommes devant une simple manipulation car toutes les délibérations n'ont pas le même impact sur les finances et sur la vie des ruthénois. 

    Oui, j'ai voté beaucoup de délibérations sur lesquelles il n'y avait pas d'enjeu majeur: le vote consensuel d'une subvention à une association caritative, du tarif d'un livre au musée, du droit de place sur les marchés, d'une convention d'occupation du Chateau de Vabre par un club sportif,... J'ai voté aussi des délibérations qui avaient un impact majeur comme la rénovation ou la construction d'écoles, la rénovation du réseau de bus ou la construction de logements à loyer modéré. 

    Je me suis abstenu sur des délibérations (comme le Multiplexe) où je trouvais un coté positif (offre culturelle améliorée) et un coté négatif (montage juridique).

    J'ai marqué mon opposition sur certaines délibérations emblématiques comme l'opposition aux budgets de la commune ou de l'Agglomération, la fermeture de l'école Fabié, la privatisation du crématorium, l'absence de tarification sociale et écologique de l'eau, l'opposition à l'installation de la vidéo-surveillance, l'opposition à l'achat du véhicule de fonction du Maire, le refus des embauches de complaisance, la gestion du personnel, l'opposition à l'attribution opaque des marchés immobiliers, à la vente à perte des appartements de l'office du tourisme ou l'opposition à la politique de sur-investissements, …). 

    Les désaccords avec la gestion de C.Teyssedre sont sur des questions importantes (même si leur pourcentage dans l'ensemble des décisions est faible) ce qui justifie à la fois la présentation de notre liste et notre volonté de ne pas fusionner au second tour avec lui. 

    Par ailleurs, je précise bien dans toutes mes interventions publiques que la démarche de "Rodez-Citoyen" est une démarche politique même si elle n'est pas inféodée aux partis eux-mêmes. La Constitution de la République stipule que les partis concourent à l'expression du suffrage. Mais si la démocratie représentative se limite à l'obtention des suffrages et à la désignation des élus (souvent issus des partis), la démocratie participative ajoute une dimension nouvelle, celle d'une coopération régulière du citoyen à la construction de l'intérêt général. Ainsi le citoyen devient bien plus qu'un simple électeur: il est co-auteur de son devenir, aux cotés des élus qui in-fine votent les décisions. 

    C.Teyssedre ne partage pas cette vision de la politique et de l'évolution de la démocratie. C'est son droit et c'est respectable.

    Il doit accepter, cependant, que d'autres voix différentes s'expriment sans que ces personnes qui défendent une vision vivante et renouvelée de la démocratie soient suspectées d'être des "politiciens caméléons". Personnellement je ne cache jamais mon adhésion (ancienne mais toujours renouvelée) au parti EELV: elle apparaît clairement sur mon blog. Mais je pense que les partis, y compris EELV, doivent se remettre en cause dans leur fonctionnement et dans leurs objectifs pour intégrer ce besoin de renouveau citoyen. A défaut, c'est l'abstention, voire le vote extrémiste qui enflera.

    ……………………………….

    Mise à jour du billet, suite au marché du 15 mars.

    Samedi matin, sur le marché, C.Teyssedre et ses colistiers distribuaient le communiqué sous forme de tract.

    J'ai trouvé très surprenante la présence de M-C.Carlin en train de distribué ce tract appelant au vote utile et m'attaquant méchamment (girouette, caméléon,…). A l'époque où elle était candidate écologiste aux élections cantonales ou législatives elle dénonçait la posture des candidats socialises, hégémoniques disait-elle, appelant déjà à voter utile dès le premier tour. Aujourd'hui elle a choisi de soutenir C.Teyssedre (ce qui est tout à fait respectable) et trouve normal de reproduire ce qu'elle réprouvait alors !

    A par ça, le "candidat caméléon" c'est moi...

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    C.Teyssedre, lors de réunions publiques et réunions des membres de "sa" liste, affirme que "de toute façon la liste "Rodez Citoyen" fusionnera avec nous et Berardi intègrera notre liste". Cela ne l'empêche pas pour autant de tenir des discours véhéments à l’égard de la liste "Rodez Citoyen". Ainsi lors de la réunion publique du jeudi 6 mars à la Maison des Associations, certaines personnes présentes ont pu m’informer des propos tenus par C. Teyssèdre, en déplorant la démesure de leur candidat.

    Plusieurs personnes m’ont depuis interrogé sur mes supposées négociations. Aujourd'hui je me dois d’apporter un démenti sur cette rumeur malveillante qui est propagée et qui pourrait nuire au projet politique porté par la liste Rodez Citoyen. Il n'y en a pas eu de négociations entre C.Teyssedre ou M.Bultel-Herment et moi !

    La dernière « discussion », houleuse d’ailleurs, que j'ai eue avec ces deux personnes date très précisément du 13 septembre, à la sortie du Conseil Municipal, suite au débat sur le tarif de stationnement dit "résidentiel" que j’avais refusé de voter car trop cher (le Maire m’a d’ailleurs donné raison lors du conseil municipal suivant, en proposant au vote un nouveau tarif revu à la baisse !). Ce soir là j'avais essuyé un tir nourri du Maire de Rodez: il m'avait coupé la parole à de multiples occasions et avait travesti mes propos. A la sortie du Conseil Municipal, j'avais alerté le Maire sur cette stratégie de pilonnage contre moi, stratégie qui, en me diabolisant, serait incompréhensible de la part des électeurs. Le Maire était resté imperturbable: à ses yeux, je reste un trublion obsédé par des prises de positions personnelles aux seules fins d'exister politiquement. C'est d'ailleurs ce qu'il répète encore aujourd'hui lors des réunions publiques municipales !

     

    Quant à une fusion annoncée entre Rodez-Citoyen et C.Teyssedre, il n'y en aura pas ! Afin d'être clair auprès des ruthénois et des électeurs, je tiens à dire que Rodez-Citoyen est déterminé à avoir des élus au conseil municipal et au conseil d'Agglomération. Cela se fera uniquement par la volonté des électeurs et par le résultat des urnes et non à la force de combinaisons politiciennes ou d'une fusion avec C.Teyssedre.

     


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  • J'ai eu l'occasion mercredi dernier lors d'une conférence de presse de préciser notre vision du stationnement et du lien avec la politique de déplacement...

    ………...

    La politique de stationnement est un élément indissociable de gestion des espaces publics, de la politique de déplacements, du développement de l'habitat des familles en centre ville ainsi que du dynamisme économique.

     

    Toute les villes qui ont voulu résoudre leur problème de circulation (engorgements aux heures de pointe, maîtrise des  investissements dans les voiries,…) ont travaillé de concert la question du stationnement et des déplacements. Toutes ? Pas Rodez, en tout cas ! Ici, le stationnement est la chasse gardée du Maire et les déplacements (en fait les transports en commun) sont organisés par l'Agglomération: le tout sans véritable concertation entre les élus ni les services ! Au point qu'une politique tarifaire de stationnement peut très bien "remplir" les parkings… mais "vider" les bus !

    La première chose a faire donc: travailler ensemble, Rodez et Grand Rodez, dans l'intérêt commun.

     

    Dans une ville comme Rodez, l'utilisation de la voiture représente trois usages bien différents:

    • venir travailler en ville,
    • venir consommer ou accéder à des services (santé, administrations,…)
    • garer son véhicule en tant que résident ruthénois.

    Il y a une règle de bon sens: si une personne est assurée de disposer d'un emplacement de stationnement sur son lieu de travail, elle se déplace alors en voiture particulière. Voila pourquoi notre politique de stationnement/déplacement est de dissuader ceux qui viennent travailler en ville de rentrer avec leur voiture mais plutôt de se garer sur des parcs-relais extérieurs à la ville puis de regagner leur travail en navettes-bus. Cela implique de construire les 3 parcs-relais prévus (C.Teyssedre s'est personnellement opposé depuis 6 ans à leur construction et le dernier budget 2014 ne les prévoit pas) ainsi que de diversifier l'offre de bus (horaires et destinations).

    Les places de stationnement en surface et en souterrain ainsi libérées seront disponibles :

    • pour les résidents avec un tarif résidentiel adapté (disposer d'une place de stationnement proche de son appartement est essentiel pour rendre l'habitat du cœur de ville attractif),
    • pour les consommateurs avec une heure de stationnement gratuite. Un partenariat avec l'association des commerçants permettrait sûrement d'accroître à une heure trente ce stationnement gratuit ! C'est une manière concrète de soutenir l'activité économique en ville. C'est aussi une manière de rééquilibrer les soutiens financiers réalisés par les collectivités dont les grandes enseignes de la consommation en périphérie ont été jusqu'à présent les grands bénéficiaires.

    Cette organisation du stationnement/déplacement est aussi économe en dépenses publiques: la construction d'une place de parking souterrain en ville coûte plus de 20.000€ mais seulement autour de 4.000€ en périphérie ! 

    Nous sommes en opposition avec les propositions de construction de parking public souterrain à Combarel (Listes Teyssedre/Censi/Danen) qui seraient donc de nouveaux gouffres financiers pour les ruthénois ou de nouvelles rentes pour des sociétés privées qui se proposeraient de les construire ! Contribuables ou utilisateurs, les ruthénois seraient toujours perdants. A ce sujet, il est bon de rappeler que le choix architectural personnel de C.Teyssdre concernant le parking du Foirail (pas de piliers intermédiaires pour supporter les dalles) a conduit à une dépense supplémentaire de 2 Millions € supplémentaires  par rapport à un parking traditionnel !

     

    Notre politique de stationnement/déplacement souhaite aussi développer des pratiques nouvelles telle que le co-voiturage qui, pour nous, est complémentaire des bus. Nous voulons donc permettre aux co-voitureurs de pouvoir se garer de manière prioritaire en ville et à des tarifs préférentiels afin d'inciter cette pratique. L'écrasante majorité des déplacements en voiture sont en "solo" (tout seul dans sa voiture): passer en "duo", voire en "trio" désengorgerait de façon spectaculaire la rocade en situation de blocage chronique au heures de pointe. Le soutien incitatif financier au co-voiturage par la commune de Rodez et/ou de l'Agglomération du Grand Rodez couterait bien moins cher que la construction de giratoires en dénivelé tels que les Censi/Teyssedre le prévoit !

     

    Enfin, la politique de stationnement doit être transparente: quelle fréquentation et quelles recettes du stationnement de surface ? du stationnement souterrain ? quel besoin d'investissement dans les anciens parkings ? quel amortissement du parking neuf du foirail ? Les élus municipaux ne sont au courant de rien ! Malgré nos demandes successives en Conseil Municipal, jamais le Maire n'a donné de documents écrits. Par contre nous avons eu droit à des chiffres lancés à la cantonade: par exemple le stationnement de surface rapporterait 300, 400 voire 500.000€ selon les différentes interventions du Maire… de la pure fantaisie !

    Pourquoi une telle opacité ? Pour masquer une certaine forme de racket ! A l'époque de la gestion privée du stationnement par Q-Park, les rentrées du stationnement alimentaient les bénéfices de la société privée. Aujourd'hui elles alimentent (dans quelles proportions ?) le budget communal. Mais toujours sur le dos de l'utilisateur ! 

    Il faut donc une véritable transparence des chiffres et des données. C'est d'ailleurs ce manque de transparence qui nous a conduit depuis plusieurs années à ne pas voter le budget municipal du stationnement.

    Pour finir sur une note optimiste, il faut signaler que la reprise du stationnement en gestion municipale directe est une chose extrêmement  positive: cela faisait d'ailleurs partie du programme électoral passé entre les Verts et le PS avant de s'engager ensemble en 2008. 

    De la même manière le tarif résident modeste est positif: rappelons nous toutefois dans quelle condition il fut mis en œuvre ...

     

     

     

     

     

     


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  • Dans le cadre de la campagne électorale, je vais me pencher dans les prochains billets sur certains dossiers qui ont émaillé les débats du conseil municipal entre 2008 et 2014...

     

    Six ans de tergiversations pour rien ! C'est en gros le bilan de la municipalité au sujet de la construction d'un crématorium à Rodez. On touche là le fond de la gouvernance à la mode Teyssedre !

    Au mépris de tout débat, le Maire de Rodez était prêt à confier la construction et la gestion du futur crématorium à un exploitant privé en lançant une "délégation de service public". Je dis qu'il s'agit d'une démarche au mépris de tout débat car il n'y a pas eu, malgré mes multiples demandes, de débat sur l'opportunité et sur la faisabilité d'autres systèmes de gestion. En dehors du recours au privé point de salut selon le Maire. Circulez, il n'y a rien à discuter !!! J'en ai fait personnellement les frais lors de plusieurs conseils municipaux.

    Aveuglé par sa volonté de confier la construction/gestion d'un tel équipement à une société privée, le Maire ne s'était  d'ailleurs pas rendu compte qu'il n'était pas juridiquement "dans les clous" et c'est la préfecture qui l'a obligé à tout arrêter et tout reprendre à zéro ! Ce sera un dossier pour la prochaine équipe !

    En considérant la DSP (délégation de service public) comme l'unique mode de gestion de ce crématorium, le Maire et le conseil municipal de Rodez se privaient d'autres formes de gestion qui auraient du être analysés et étudiés en détail.

    Il y a par exemple une exploitation en régie municipale : dans ce cas la construction et la gestion du crématorium sont assurées par les services municipaux, avec des agents spécialement formés et dédiés à cette fonction. Plusieurs élus et agents des services ont même été visiter le crématorium de Sète qui semblait retenir toute leur attention ! Mais la principale critique formulée par le Maire contre ce mode de gestion est le fait qu'il faudrait que la commune investisse pour réaliser ce crématorium, ce qu'elle n'aurait pas les moyens de faire (dixit le Maire) ! Qui peut prétendre que la commune n'a pas 1,5 million d'euros à investir dans ce crématorium alors qu'elle vient d'investir plusieurs dizaines de millions dans la rénovation de la voirie du centre-ville de Rodez ? 

     

    Mais en admettant que la construction et la gestion d'un crématorium en régie municipale soient impossible, il existe, malgré tout, un autre mode de gestion public qui s'appelle la société publique locale (SPL) et qui évite à la commune de s'endetter. Voilà le mode de gestion que je trouverais pertinent d'étudier. Pourquoi ? 

    Parce qu'il existe d'autres collectivités en Midi-Pyrénées qui utilisent une société publique locale pour construire et gérer leurs crématoriums; à Albi par exemple ! J'ai personnellement rencontré l'adjoint de la ville d'Albi responsable du crématorium ainsi que son directeur. Tous les deux m'ont dit l'intérêt bénéfique pour chaque commune à collaborer (entre Rodez et Albi) au travers d'une société publique locale commune pour gérer les deux crématoriums en commun.

    J'avais personnellement rencontré le maire de Rodez à deux occasions pour lui faire part de mes discussions positives avec les responsables albigeois et leur volonté de travailler en commun et en collaboration avec Rodez. Malgré cela le maire de Rodez n'a jamais voulu donner suite à l'idée d'organiser un débat contradictoire: c'est sa conception de la gouvernance des affaires publiques !

     

    Sur ce dossier, comme sur d'autres (eau potable, école F.Fabié,…) des élus socialistes, du Front de Gauche ou encore M.C. Carlin furent au diapason du Maire, lui permettant d'agir à sa guise. Défendre verbalement le service public sur les tribunes électorales et lors des manifestations de rue mais ne pas traduire cet engagement dans leurs actes de gestion, voila une constante de nombreux militants de la "gôôche" ruthénoise.

     

    Personnellement, cela me conforte dans le fait que le débat sur les étiquettes (droite/gauche) n'a pas de sens s'il est déconnecté des valeurs et des pratiques.

     


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