• Questions-Réponses sur la question du stationnement à Rodez.

    Je réagis, à froid, aux interrogations que peut susciter l'échange verbal entre le maire et moi lors du dernier conseil municipal le 13 septembre.

     

     

    Pourquoi critiquer le tarif résident et le juger trop cher ?

     

    Les informations données verbalement par le maire, ça et là (en l'absence de chiffres écrits), font état d'une recette nette de 1,4 million €/an. A ma question sur l'impact des tarifs sur le budget, le maire a répondu que, je cite "les résultats seraient très excédentaires". J'y vois là une raison majeure pour instituer des tarifs résidents modiques: cela profiterait directement aux ruthénois. Car enfin pourquoi pratiquer un tarif qui est le double d'Albi par exemple, alors que les prévisions du maire sont si prometteuses ? Dans mon intervention en conseil municipal, je m'interrogeais sur le pourquoi d'un tel "matraquage" pratiqué sur les automobilistes ruthénois. En passant de Q-Park à la régie municipale, nous serions passés d'un racket privé à un racket municipal !

     

    Cerise sur le gâteau: la lecture du dernier journal municipal de septembre est axé sur le stationnement. En page 7 s'affichent des comparaisons de tarifs avec les villes voisines. Les tarifs à l'heure et la gratuité (à l'avantage de Rodez) sont bien mis en valeur mais les lecteurs resteront sur leur faim quant aux tarifs résidents. Aucun chiffre ! Et pour cause, seuls les curieux qui ont d'autres sources d'information (et les lecteurs de ce blog) savent que les fameux chiffres cachés sont au désavantage de Rodez ! Un tel manque d'objectivité s'apparente plus à de la propagande qu'à de l'information !

     

    J'ai tenté de dire, entre deux interruptions, que le fait d'instituer le principe du stationnement résident est novateur et positif. Cela correspond d'ailleurs à une demande récurrente des nouveaux arrivants à Rodez. Mon intervention pointait uniquement le tarif que je trouve excessif, par exemple 310€ annuel pour un stationnement sur voirie alors que d'autres villes sont à 150€ environ. Cela méritait un débat et une explication !

     

     

     

    Ai-je été trop excessif dans mon intervention lors du conseil municipal ?

    Avec du recul, je regrette d'avoir répondu du tac au tac au maire car cela pouvait faire croire que je m'énervais. Le fait d'avoir été interrompu à 7 occasions par le Maire (mais aussi par l'adjoint au stationnement) m'a fait oublier de dire que j'étais vraiment content que la concertation ait pu être menée durant plusieurs mois, par l'adjoint en charge du dossier, sur un sujet qui n'est pas facile. Dont acte !

    Je dois dire qu'en 6 ans de mandat, c'est la première fois qu'un conseiller municipal est interrompu de la sorte et avec autant de violence. Cela en dit long sur la déliquescence du débat démocratique au sein du conseil municipal.

     

    Le maire m'a reproché de ne pas avoir dit cela plus tôt. Pourquoi attendre ?

    Deux réunions "décisionnelles" ont eu lieu pour choisir les tarifs. Une réunion dite de "municipalité" qui regroupe le maire et ses adjoints: n'étant ni l'un, ni l'autre, je n'y étais pas invité et je n'y participais donc pas ! Ensuite il y a  eu une réunion dite "de groupe" à laquelle je fus invité et qui regroupe tous les élus dits "majoritaires". Lors de cette réunion nous fut présentée, en séance, une avalanche de tarifs sans que nous ayons eu, avant ou pendant la réunion, une note écrite récapitulative. Impossible de se prononcer sur le champ ! J'ai alors pris la parole pour demander au maire de fournir un état du budget qui mesure l'impact des tarifs sur l'équilibre du budget. Le maire m'a répondu que ma demande était logique et légitime mais qu'il ne le ferait pas ! Je pense donc qu'il devait s'attendre à ma remarque en public lors du conseil. Pour moi, il a joué la comédie devant le conseil municipal en se faisant passer pour victime d'un coup bas.

     

    Le maire et son adjoint ont parlé de 15 réunions de concertation. N'y avait il pas des occasions de dire les choses ?

    J'ai participé à la concertation organisée. J'étais présent le 15 novembre 2012, à la mairie de Rodez, pour le lancement de la concertation: c'était le début des "états généraux du stationnement". Et je me suis exprimé devant une centaine de personnes: le maire et son adjoint au stationnement était accompagné du responsable de service. J'y ai dit quatre choses. Premièrement, l'enjeu de la nouvelle politique du stationnement devait rendre attractif le centre ville pour les résidents et les visiteurs/consommateurs en dissuadant ceux qui viennent stationner pour leur travail en ville. Deuxièmement, la nécessité de créer un tarif résident modique. Troisièmement, l'importance de concevoir notre politique de stationnement en lien avec la politique de déplacements de l'Agglo (inviter le Vice-président de l'Agglo en charge des transports). Quatrièmement, développer une offre de stationnement attractive pour les co-voitureurs. 

    Plusieurs intervenants ont dit à peu près les mêmes choses que moi: une personnes à particulièrement souligné l'importance de concevoir un tarif résident peu élevé, en prenant l'exemple d'autres villes dans lesquelles elle avait séjourné !

     

    Quid des autres réunions de concertation où je ne suis pas allé ?

    En fait, j'ai "zappé" une seule réunion, la réunion du "comité de quartier centre" qui a eu lieu le 6 décembre 2012. La raison en est fort simple. J'étais, cette semaine là, en traitement de chimiothérapie et je ne me sentais pas d'attaque pour une réunion publique ! D'autant que j'aurais répété ce que j'avais déjà dit à la réunion de lancement, un mois plus tôt !!! Toutes les autres réunions de concertation ne me concernaient pas (réunions avec les associations, avec les commerçants,…). Annoncer le chiffre de 15 réunions, comme autant d'occasions possibles pour m'exprimer, est donc mensonger et vise à me faire passer pour un conseiller ou un élu peu scrupuleux. C'est particulièrement fallacieux, je suis très présent.

     

    Pourquoi ne pas avoir écrit au maire pour lui proposer des tarifs ?

    Il ne faudrait pas renverser les responsabilités. Les services doivent, à la demande du maire, produire une note écrite présentant les enjeux, les objectifs et les tarifs. Sur cette base les conseillers municipaux peuvent se faire une idée et faire leurs propositions, orales ou écrites. Nous n'avons rien eu de tout cela, malgré ma demande en "réunion de groupe", parce que le maire ne l'a pas voulu.

    De plus, au moment où ont eu lieu ces réunions, aucun conseiller municipal n'était en mesure de donner un avis sur le tarif résident pour la voirie car ce tarif n'existait pas: il nous a été communiqué le jeudi précédent le conseil. 

    Autrement dit, le maire m'a publiquement reproché de ne pas avoir donné mon avis sur un tarif que j'ignorais et que la plupart des conseillers municipaux ont découvert comme moi la veille du vote  (ce tarif a été présenté à la presse le mercredi 11 et nous avons reçu une "note corrective" dans nos boîtes aux lettres, le jeudi 12) !!!

     

    Le maire a dit que le tarif à 100€ pour les "pendulaires" était inférieur à celui d'Albi. Mon reproche contre cette délibération serait-il injustifié ?

    Il faut savoir de quoi on parle ! Le tarif à 100€ pour les "pendulaires" qui a été voté par le conseil concernent des ruthénois qui quittent leur domicile et prennent leur voiture en journée pour aller travailler en dehors. Le stationnement en parking souterrain à 100€ concernent uniquement ceux qui stationent entre 19h le soir et 8h le matin. Mais ce tarif ne peut pas s'appliquer à la grande majorité des résidents ruthénois qui utilisent et garent leur voiture en journée ! Ceux là devront payer 310€ sur la voirie ou 480€ en parking ! 

     

    Le maire m'a coupé plusieurs fois la parole, en m'intimant l'ordre de me taire car mon propos aurait été hors sujet. Qu'en est il ?

    J'ai regretté en effet que l'Agglo n'ait pas été partie prenante de la concertation. Car il revient à l'Agglo de mettre en œuvre la politique de déplacements: c'est l'Agglo qui pilote les transports publics par exemple. D'ailleurs le maire dans son propos introductif des "États Généraux du Stationnement" avait justement dit que la question du stationnement était constitutive de la politique de déplacements (c'en était dixit "le dernier maillon"). Il avait longuement abordé la question des transports en soulignant le succès d'Agglobus et de ses tarifs à 0,20ct€… 

    En conseil municipal le maire s'est emporté et a tenté de me censurer. Il ne voulait pas que j'aborde cette question car il savait que j'allais parlé de l'absence des parcs relais. Voila pourquoi il a voulu me couper la parole, sans succès ! Certaines vérités seraient elles bonnes à dire et d'autres à taire ?

     

     

    +++++++++++++++++

    Quel est votre avis sur les parcs relais ? Répondez au sondage !


    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :