• Quel avenir pour une société qui ne protège pas les plus fragiles ?

    C'est l'avantage des campagnes électorales "sur le terrain": on fait de nombreuses et belles rencontres !

    La semaine dernière ce fut, pour moi, l'occasion d'échanger avec du personnel soignant, travaillant auprès de personnes en très grande dépendance. Toutes des femmes ! Avec pour certaines une vie professionnelle entièrement tournée vers la prise en charge de ce handicap.

    La première chose que j'ai retenue, c'est la passion pour leur métier qu'elles exercent avec humilité, avec patience, avec écoute. Car il leur faut du temps pour entrer en communication avec leurs patients, pour les comprendre. C'est un art difficile de soigner et d'accompagner le malade dans le respect de ses attentes, lui qui est prisonnier, parasité par un corps différent et désormais dépendant.

    Et comme un leitmotiv, revient cette incompréhension grandissante qu'elles éprouvent en écoutant les discours politiques qui prétendent "placer l'usager au centre du dispositif de soin", qui veulent s'engager "dans des démarches qualité" mais qui réduisent les moyens nécessaires à ces ambitions.

    Le constat qu'elles font est sans appel : la politique de soin se dégrade et nuit au bien-être de la personne dépendante !

    >Non remplacement des personnels qui partent en retraite ou en congé de longue durée. Et quand ils le sont, ce sont par des salariés n'ayant pas la formation requise;

    >Intervention de personnels libéraux payés à l'acte pour des interventions sur des personnes qu'il faudrait aborder de manière plus paisible et plus globale;

    >"Accueil" des patients en surnombre dans les établissements. 

    Le sentiment d'insatisfaction de plus en plus ressenti par les personnels accompagnants et soignants vient du fait qu'ils ont du mal à faire leur travail, pressés par le rouleau compresseur des choix politiques. Et se pose alors la question de la maltraitance dont une des composantes est effectivement la dégradation des conditions de travail.

    Ces personnels sont préoccupés par le service dû et le service rendu à ces patients très dépendants, au point que la dégradation de la qualité de soins amène certaines à évoquer un changement de métier… malgré leur engagement professionnel important.

     

    En tant que candidat à l'élection législative, je défends qu'il est nécessaire de revenir à une approche humaine, dans des structures vivables de proximité. Vouloir imposer là les critères de rentabilité propre à l'entreprise privée est suicidaire et conduit immanquablement à la dégradation du service rendu aux patients. Je défends qu'il est nécessaire d'avoir un personnel en nombre et qualifié. Plus largement, nous défendons un plan d'action contre la souffrance au travail. Il s'agit de renforcer la démocratie au travail et le pouvoir des institutions représentatives du personnel. Nous sommes convaincus que donner plus de moyens d'action aux salariés leur permettra de mieux défendre le service public dû aux malades.

     


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