• Chaque nouvelle année est l'occasion de regarder dans le rétroviseur et de faire le point!

     

    D'abord, j'ai décider de faire mon bilan carbone. Jusque là, rien d'étonnant pour un écolo sensible aux enjeux du changement climatique. Il s'agit d'estimer au plus juste la consommation de gaz à effet de serre (GES) exprimée en kilogramme d'équivalent gaz carbonique.

     

    Je conseille d'aller sur le site du "bilan carbone personnel" qui permet simplement et rapidement (20mn env) d'avoir un résultat fiable. Il faut se munir d'une facture annuelle de gaz, d'électricité ou de fioul afin d'avoir des chiffres objectifs. Ensuite il suffira de répondre aux questions concernant quatre domaines différents: le logement, les déplacements, l'alimentation et la consommation/loisirs.

     

    En ce qui me concerne, la quantité totale de gaz à effet de serre rejetés en 2012 dans l'atmosphère afin de satisfaire mes consommations personnelles associées à mon mode de vie s'élève à : 766 kilogrammes équivalent carbone.

    Ceci ne prend pas en compte les émissions engendrées par mon activité professionnelle.

    Mes émissions se répartissent comme suit:

    Logement= 361,7kg eq. CO2

    Transports= 2,7kg eq. CO2

    Alimentation= 96,0kg eq. CO2

    Consommation= 305,1kg eq. CO2

    Le fait de me chauffer au gaz et au bois, d'utiliser le vélo (même électrique) et les bus pour mes déplacements quotidiens m'a permis de faire baisser, en 2012, mes émissions de CO2… Mon chantier pour 2013 ? Finir d'isoler mon logement …

    Enfin, voici un état financier lié à mon activité d'élu.

    Je suis indemnisé pour mes responsabilités de vice-président de l'Agglomération du Grand Rodez et de vice-président du Sydom. A ces titres, j'ai reçu mensuellement 1360€ et 319€. 

    Cela peut paraître beaucoup mais je ne trouve pas: cela rémunère le véritable travail que je fais au service de l'Agglomération, du Sydom mais aussi de la Ville de Rodez. Ces sommes me permettent surtout de compenser la perte de salaire dûe à mon travail à mi-temps, depuis que j'ai été élu. En effet, j'ai fait le choix de réduire mon activité salariée à Bosch afin de disposer de temps pour exercer le mandat qui m'a été confié par les électeurs en 2008 !

    J'utilise aussi ces indemnités pour soutenir financièrement le parti Europe-Ecologie-Les Verts et pour mon activité d'élu (repas, abonnement téléphonique, revues, …). Je précise qu'étant indemnisé, je ne demande pas de remboursement de mes frais de repas ou d'hébergement lors des formations auxquelles je participe. 

     


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  • 5 mois d'absence sur mon blog malgré une actualité foisonnante ! Est-ce bien raisonnable ?

    Bien sûr il y a eu les vacances suite à l'élection législative de Juin : des vacances bien méritées.

    Mais il y a surtout la maladie qui m'amène à reconsidérer le niveau de mon engagement et à me concentrer sur ma guérison. Je me consacre désormais beaucoup plus "à mon nombril" qu'auparavant !

    Ce blog étant consacré à partager avec vous au sujet de mon actualité politique, vous comprendrez donc que je ne "m'étende" pas sur mon état de santé.

    Je continuerai d'assumer ma charge de travail et de responsabilités à la Mairie comme à l'Agglomération du Grand Rodez, même si cette charge est bien allégée.

     

    Au plaisir d'échanger avec vous …

     


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  • Après le Forum Mondial de l'Eau à Marseille, un forum départemental en Aveyron ? Ah qu'il est doux d'entendre des vérités proférées dans des colloques et devant les caméras (à plus fortes raisons du monde entier) mais combien il est frustrant de voir que leur réalisation peine à devenir effective au quotidien !

    Voila pourquoi il serait utile d'organiser un forum départemental, composé des acteurs locaux intervenant sur l'approvisionnement en eau potable, sur l'assainissement des eaux usées, sur la protection des milieux aquatiques et comprenant les différents usagers de l'eau (agriculteurs, industriels et particuliers). Il ne s'agirait pas d'une grande messe (pour noyer le poisson?) mais d'une première rencontre pour d'abord partager le constat de la situation et cerner les enjeux pour l'avenir. A charge pour les collectivités et les différents usagers de l'eau de s'impliquer et de travailler les solutions qui s'imposent. 

    Car les problèmes soulevés au Forum Mondial se rencontrent ici aussi en Aveyron ou dans nos communes, et chacun est concerné à sa manière : les agriculteurs (on ne va pas rappeler la catastrophe que fut la campagne 2011), les consommateurs (qui voient grimper leur facture), les pêcheurs, (quelques jours après l'ouverture, qui n'a pas entendu l'un deux se désoler devant des cours d'eau toujours plus bas ?)....

    Toutes ces questions méritent une réflexion commune, que l'association Canopée a déjà tenté de lancer avec une conférence-débat sur la gestion de l'eau le 28 juin dernier. Mais il ne faut pas s'arrêter là. C'est en revenant régulièrement sur le sujet que chacun pourra nourrir sa réflexion et que des mesures concrètes pourront être prises. 

    En parlant de l'eau, je ne souhaite ni montrer du doigt ni stigmatiser. 

    Même si dans l'Aveyron, la situation est loin d'être aussi dramatique qu'en Bretagne, une évolution des pratiques agricoles vers des cultures moins consommatrices en eau, vers des cheptels plus réduits est possible; elle est d'ailleurs évoquée par une partie de la profession à chaque retour d'épisodes de sècheresse. Mais il serait alors légitime de s'interroger sur la manière d'en gérer les conséquences (bonnes & mauvaises) sur l'ensemble de l'économie locale; c'est pourquoi de tels sujets méritent un réel débat. Tout comme le projet de création de plusieurs centaines de lacs colinaires à travers le département, ce qui ne serait pas sans impacts (à évaluer) sur nos ruisseaux.

    Autre sujet qui intéresse en premier chef les consommateurs : la qualité et le prix de l'eau potable. La question d'une tarification sociale et "dissuasive" reste à réfléchir; en suivant l'exemple de la commune du Séquestre près d'Albi ?. Question qualité, l'Aveyron n'est pas mal placé, si l'on en croit le Bilan de la qualité de l'eau au robinet du consommateur vis-à-vis des pesticides en 2008.  

    Mais il faut être prudent, comme le souligne une étude de 2010 du WWF sur la "Gestion de l'eau en France et la politique agricole" qui assure que si les mesures prises au niveau local permettent d’améliorer la qualité de l’eau potable sur le critère des pesticides, cela ne traduit pas une amélioration de la qualité des eaux brutes. En effet la qualité de l’eau potable est améliorée essentiellement par des procédés curatifs et non préventifs, comme l'ont d'ailleurs souligné trois rapports de la Cour des Comptes : fermeture de captages non conformes, raccordement, mise en service, pour  les plus grosses Unités de Distribution, de stations de traitement des pesticides... 

    "De plus, il faut attendre plusieurs années avant de pouvoir identifier les effets de la migration des substances polluantes rejetées en surface vers les nappes d’eau", souligne le rapport. Se fondant sur les rapports de la Cour des Comptes et celui du Conseil d’Etat (juin 2010),  ce rapport met aussi l'accent sur le coût faramineux de la dépollution et du traitement des eaux, et le fait que ce sont les petites communes et les ménages qui payent la facture, en contradiction avec le principe du pollueur-payeur.

    Enfin, l'existence d'une réelle instance de débat sur l'eau permettra aux riverains de ne plus être mis devant le fait accompli, comme ces habitants de Saint-Paul-des-Fonts, dans le sud du département, qui ont vu fin octobre l’eau de la rivière prendre une drôle de couleur. C'est ainsi qu'ils ont appris que  des essais étaient effectués pour suivre le trajet des rejets de la station d’épuration du Viala-du-Pas-de-Jaux

    Pour les dubitatifs de la concertation ou de la pertinence de cette démarche de "Forum de l'Eau en Aveyron", je renvoie à l'excellent travail démarré en 2004 sur le bassin du Viaur par le Syndicat Mixte et son président Yves Regourd… On se prendrait à rêver qu'une telle démarche fonctionne à l'échelle aveyronnaise… 

     


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  • J'ai participé aux deux dernières manifestations concernant une nécessaire riposte à ce qui se passe en Grèce et plus largement en Europe. 

    Il s'agissait du rassemblement devant la préfecture du 16 février (à l'initiative du Front de Gauche*) et de la manifestation syndicale du 29 février place d'Armes. Pour la première fois, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) appelait à manifester à la veille du conseil Européen, pour défendre «une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale ». 

    Soi-disant pour éviter un scénario «à la grecque» les chefs d’états européens, emmenés par le «couple franco-allemand» voudraient partout réduire les déficits publics en «coupant» dans les budgets sociaux: rien de mieux pour cela que de "le graver dans le marbre" d'un traité européen. Nos parlementaires écolos ont refusé cette dérive ! Car cette logique est déjà à l’œuvre en France où nous vivons un chômage accru et une injustice sociale qui se creuse avec des cadeaux fiscaux aux plus riches et un pouvoir d’achat comprimé.

    Je suis convaincu que la sortie de crise ne se fera pas en favorisant une classe sociale aisée au détriment du plus grand nombre. L’ extrême violence que notre société actuelle fait subir aux chômeurs ou aux salariés en situation précaire, cette profonde injustice ne peut être source que d’insécurité et de récession. La solution à la crise que nous vivons ne se fera pas non plus par une «exploitation infinie» de nos ressources naturelles en voie d’épuisement et cela, au détriment des générations futures !

    Les écolos font le choix d’un autre mode de développement basé sur la reconversion écologique de l’industrie et de l’agriculture et sur la satisfaction des besoins sociaux. Autour de nous, en France, en Europe, de nombreuses sociétés coopératives, des banques solidaires ou des associations, des millions de salariés et d’agriculteurs, acteurs de l'économie solidaire, démontrent par leurs activités quotidiennes que le développement économique et social peut être compatible avec la protection de l’environnement. 

    Chacun de nous serait gagnant à défendre une France et une Europe solidaire et apaisée plutôt que le modèle de société brutale et injuste qui nous enfonce chaque jour davantage dans le chaos.

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    * Officiellement, le Front de Gauche ruthénois n'avait pas invité Europe Écologie Les Verts à co-organiser ce rassemblement, à la différence d'autres villes de France où ces rassemblements avaient été préparés de façon large et unitaire.


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  • Imaginez il y a 220 ans, un pays divisé et affaibli, un peuple désorienté par les querelles des différentes factions au pouvoir, un peuple menacé de se voir confisqué sa Révolution par une armée de Prussiens et de revanchards royalistes menaçant de "prendre Paris"!  Nous étions alors en 1792 et Danton, ministre de la Justice, rappelait alors, à l'Assemblée Nationale, devant ces concitoyens, que pour vaincre il fallait "de l' Audace, encore de l'Audace et toujours de l'Audace ! "

    Nous sommes bien loin, aujourd'hui, de la démarche salutaire de l'homme politique qui participa à la Première République Française. Notre piètre personnel politique de cette 5°république agonisante focalise lui, sur le triple A, le AAA des marchés, la folle boussole qui imprime sa dictature financière à notre planète.

    Ne nous laissons pas hypnotiser par le "AAA" des agences de notation: gardons plutôt à l'esprit celui de Danton ! C'est à cette condition qu'en 2012, année électorale (présidentielle et législative), nous pourrons affirmer d'autres choix que la soumission. 

    Il nous faudra de "l'Audace" pour mettre en œuvre une fiscalité juste et écologique qui à travers la taxe carbone et une contribution plus élevée des hauts revenus permettra la reconversion de notre économie vers l'emploi durable.

    Il nous faudra "encore de l'Audace" pour trouver des solutions européennes et non plus seulement nationales aux multiples défis que nous avons devant nous: celui de la dette financière certes mais aussi celui de la dette écologique (comment imaginer l'avenir alors que nous gaspillons aujourd'hui des ressources qui sont épuisables ?).

    Enfin il nous faudra "toujours de l'Audace" pour permettre la mobilisation la plus large du peuple, la participation la plus enthousiaste des citoyens autour des projets de changement. Car l'amélioration de nos vies ne se fera pas par l'action verticale d'un président ou de députés (fussent ils verts!) mais bien par la mobilisation créatrice de la société.

    Dans un monde où l'égoïsme social est érigé en vertu, dans un univers où la violence économique des plus riches est la norme, sur une Terre où l'environnement n'est plus respecté, il nous faut pourtant trouver une place pour semer nos graines d'espoir... Pour cette nouvelle année, je vous souhaite d'atteindre le meilleur pour vous et vos proches; le meilleur selon vos propres vœux afin de réaliser une belle année deux mille "douce"



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