• Deux questions aux écologistes.

    Je réponds à deux questions qui m’ont été posées durant ces rencontres avec les citoyens qui ont émaillé la «campagne électorale».

     

    1.Les écologistes sont incorrigibles ! Pourquoi n’arrivent-ils pas à s’entendre ? Il y a par exemple deux candidats écolos sur la circonscription de Rodez...

    Effectivement, à chaque élection législative c'est la même chose : il y a sur la circonscription des candidats qui se revendiquant de l'écologie ! Cette fois ci, AEI. Il y a une explication simple: le financement public des partis politiques est calculé en France à partir du nombre de voix réalisé aux élections législatives. La loi prévoit qu'un parti perçoit pendant cinq ans un versement proportionnel au nombre de voix, s'il a passé le seuil de 1% des voix dans 50 circonscriptions: à ce titre Europe Écologie-Les Verts (national) a reçu, en 2011, la somme de 1.368.704€, soit 1,59€ par voix recuillie en 2007. Ce financement est complété par le versement en fonction du nombre de parlementaires «rattachés». Par exemple, Le Trèfle a reçu près de 800 000 € en 2011 ! Vous connaissiez Le Trèfle ? Dur de dire ce qu'ils ont fait sur le terrain depuis 5 ans et comment ils dépensent cet argent public.

    Contrairement à Europe Écologie Les Verts, ces mouvements ne se présentent pas aux autres élections nationales et locales car elles ne "rapportent" pas d'argent ! Contrairement à Europe Écologie Les Verts, ces mouvements ne cherchent pas à être présents dans les conseils municipaux, généraux, régionaux et au parlement européen et ils ne font aucun travail de terrain.

    Remarquons enfin que la multiplicité de candidatures n’est pas propre aux écologistes. Combien de «chapelles» différentes concernant les communistes, les radicaux, les socialistes plus ou moins à gauche ou au centre, les droites plus ou moins à droite ou au centre, les nationalistes plus ou moins ultra...!

    En tout cas, le 10 juin, ne vous trompez pas de bulletin, même si les deux sont de couleur verte !

     

    2.Les écologistes sont extrémistes !

    Il s’agit le plus souvent d’impressions générales par rapport à la perception que certaines personnes ont de notre action. Quand j’ai demandé à ces personnes de me dire ce qui est extrémiste dans mon action d’élu écolo... je n’ai jamais eu de réponse ! Par contre nos opposants ou contradicteurs politiques ne se lassent pas de nous décrire comme tels. 

    Le dernier en date est Yves Censi à qui le journaliste de la Dépêche prête les propos suivants, en parlant de moi: «...Sa vision de l'écologie extrémiste me paraît trop irréaliste.» Est-il extrémiste de vouloir réduire les déchets ? Le programme de réduction que j’ai contribué à développer sur l’Agglo commence à porter quelques fruits: est-ce irréaliste ? Est-il extrémiste de vouloir instituer une taxation de l’énergie pour financer les mesures de réhabilitation de l’habitat et les transports en commun ? La Suède et l’Allemagne le font avec succès: est-ce irréaliste ?

    Quand nous défendons, à l’Agglo, un service public des transports ou en mairie de Rodez, un service public funéraire, nous trouvons malheureusement en face de nous «la gauche» qui n’est pas en reste pour, elle aussi, nous tacler sur notre «jusqu’au boutisme»... Alors que d’autres collectivités le pratiquent: est-ce si irréaliste ? 

    À ce sujet, je ne résiste pas au plaisir de signaler au lecteur de ce blog que notre proposition d’une tarification sociale et écologique de l’eau (qui est depuis deux ans rejetée par la Commune de Rodez) sera désormais soutenue par le PS et le Front de Gauche. C’est du moins l’engagement que j’ai lu dans les circulaires électorales des 2 candidats. Il ne leur restera plus qu’à se joindre à nous pour convaincre le maire et l’adjoint en charge de la gestion de l’eau afin de faire avancer ce dossier...

    Pourquoi des concurrents ou des opposants veulent ils me dénigrer en me (dis)qualifiant d’extrémiste ? Peut-être s’agit-il simplement d’éviter de débattre sur le niveau d’ambition qu’ils se donnent (ou pas) !

     

    ++++++++++++

    Loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, article 9: ...la première fraction des aides prévues.. est attribuée... aux partis et groupements politiques qui ont présenté lors du plus récent renouvellement de l'Assemblée nationale des candidats ayant obtenu chacun au moins 1 % des suffrages exprimés dans au moins cinquante circonscriptions...la répartition est effectuée proportionnellement au nombre de suffrages obtenus au premier tour...

     

    -------------------------------------

     

    Réactions au sondage paru dans Midi-Libre et Centre-Presse


    Je parle « vrai ». Je suis surpris et déçu des prévisions de 3% de vote pour nous écologistes. Il y aurait ainsi dans ce sondage la confirmation d'un "vote national" des électeurs qui ne prendraient pas en comptent la dimension locale de notre engagement et de notre travail d'élus à la Mairie ou à l'Agglomération. Nous attendons un sursaut après l'électrochoc du sondage.

     

    Nous défendons l'idée que l'on peut créer en terme d'emplois, l'équivalent de plusieurs usines Bosch à l'échelle de l'Aveyron si les collectivités investissent massivement dans les économies d'énergies. En effet cela nécessitera par exemple plus de maçons, de couvreurs ou de menuisiers…

     

    Nous défendons l'idée que le pouvoir d'achat des aveyronnais peut s'améliorer si nous diminuons les charges liées aux consommations d'énergies dans l'habitat ou dans les transports.

     

    Nous affirmons que la santé des consommateurs et des agriculteurs sera améliorée par une alimentation et une agriculture de qualité et respectueuse de l'environnement.

     

    Malheureusement notre argumentation a été aveuglée par un discours biaisé sur le fameux vote utile. Il fallait voter, dès le 10 juin, pour le seul et unique candidat capable de battre la droite.

    Aujourd'hui, et c'est une vertu de ce sondage, les choses sont claires. Nous aurons un 2°tour serré, où la gauche emmenée par la candidate PS peut l'emporter sur le candidat de l'UMP. 

     

    Le candidat du PRG n'est pas en capacité de rassembler comme il en avait fait le pari. Voilà pourquoi, nous nous adressons aux électeurs qui, à travers ce sondage, ont été tentés de voter "utile". 

    Nous représentons un vote de confiance qui a pour engagement de se rassembler au 2°tour mais qui a pour ambition de peser au 1° tour. Peser sur les choix politiques locaux comme nationaux. Les citoyens peuvent compter sur nous. Ils savent, qu'au delà du 10 juin, Claudine et moi continuerons de "parler vrai" avec nos collègues élus locaux pour défendre leurs intérêts !


    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :