• Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux... chantait Pierre Perret.


    Ouvrez donc la "cage aux informations" pourrait être aujourd'hui le cri des citoyens ! C'est un enjeu important de notre démocratie, tant le lien information et pouvoir est important. Un des moyens "d'ouvrir la cage" se retrouve dans "l'Open Data",  l'ouverture et la mise à disposition en ligne des données publiques consultables des collectivités locales (communes, agglo, syndicats mixtes, conseil général,...). Des initiatives de villes telles que Rennes, Paris, Nantes, Plouarzel, mais aussi de départements tels que l'Isère, la Loire-Atlantique ou la Saône-et-Loire, nous ouvrent le chemin...

     

    L'enjeu est d'abord citoyen.

    Les pratiques citoyennes fondent maintenant le socle de notre société impliquant un changement profond. La demande participative s'affirme et implique un nouveau rapport au service public. Les données des collectivités mises en ligne sont aussi de nature à améliorer le quotidien des citoyens. L'ouverture des données, ou "open data", permet en effet la mise à disposition de tous, des données électroniques communicables et collectées par les collectivités lors de l'exercice de leurs missions : transports, environnement, territoire et urbanisme, social, politique, archives numérisées, fonctionnement des collectivités, finances,.... 

    Mais force est de constater que dans l'exercice quotidien du pouvoir, en Aveyron, le partage de l'information reste un vain mot. Et cela quelle que soit la couleur politique des maires ou présidents ! De ce point de vue l'alternance de 2008 est restée sans effet ... C'est donc avec un plaisir non dissimulé que j'ai découvert la déclaration de Arnaud Montebourg, président (PS) du conseil général de Saône-et-Loire : "Si nous voulons associer les habitants à la construction de nos projets, nous devons être transparents et leur transmettre ces données. Plus les citoyens sont informés, mieux ils jouent leur rôle d'acteurs de la démocratie." Si Arnaud le dit, je pense que des verrous pourraient sauter du coté ruthénois ...

     

    L'enjeu est aussi de stimuler le développement local, avec la création de services publics numériques et innovants.  Ces données communicables pourraient être mises à disposition du public mais aussi des entreprises ou des chercheurs qui pourront les réutiliser en créant des nouveaux services en ligne, des applications mobiles  innovantes ! 

     

    Pour autant, la réflexion est nécessaire concernant l'éthique des collectivités qui fournissent les données et la nature des informations communicables. Le débat ne fait que commencer... et continue sur le site de la FING.


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    Voila le genre de "vérité" assénée par quelques élus (et non des moindres !) en mal d'argumentaire. Il faut traduire par "les écolos sont bien gentils, mais si on les écoute, on va trop dépenser !!".

     

    FAUX. Je veux livrer deux exemples contraires et récents.

     

    Le premier concerne l'éclairage public. 

    Quand au bout de trois ans de demandes répétées, on arrive à faire faire un calcul sur le potentiel d'économies qu'occasionnerait l'extinction de l'éclairage public inutile, on obtient une réponse édifiante: l'investissement financier est amorti en 6 mois !!! Ce calcul a été réalisé sur sept endroits précis situés sur la commune de Rodez ! Alors OUI, disons le franchement et sans retenue, l'écologie est une bonne chose … et rentable en plus ! 

    Le corollaire étant: "ne nous arrêtons pas en si bon chemin !" Maintenant que la démonstration est faite, continuons à réfléchir sur notre besoin d'éclairage (Pont de Bourran, immeuble du CCAS, Mairie,…). Plutôt que d'arroser de lumière la cathédrale et son clocher, ne serait il pas pertinent d'avoir une mise en lumière animée et différenciée ? Est il judicieux d'éclairer des avenues "comme en plein jour" (Bourran,…) ?

     

    Le second exemple concerne l'habitat économe.

    En quittant la rocade d'Albi, en direction de Toulouse, sur votre droite vous passerez devant une nouvelle construction avec un bardage extérieur en bois.La vie des écolos Il s'agit d'une pépinière privée d'entreprises, créée par la menuiserie Escaffre, située juste derrière. Vitrine de leur savoir-faire, cette ensemble immobilier consomme 40kw/m2 d'énergie pour le chauffage, la ventilation et l'eau chaude sanitaire ! Le prix de revient ? Idem qu'une construction récente énergivore, soit 1470€/m2. Construire à prix équivalent un bâtiment 4 à 5 fois moins énergivore, c'est possible ! Pan sur le bec des "mauvaises langues" ! L'exemple sur le ruthénois ne viendra pas des constructions réalisées par les collectivités puisque ni le musée Soulages, ni la nouvelle salle des fêtes n'ont été conçues selon la Réglementation Thermique 2012, garante d'une basse consommation (même si des mesures d'économies sont prévues) !! Le premier bâtiment BBC ruthénois sera donc privé, à Bourran, à l'entrée du "mail"…

     

    Et dans ces deux exemples, j'ai volontairement omis de parler du bénéfice strictement environnemental pour uniquement focaliser sur le bénéfice économique ! 

     


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  • Elles mesurent autour de 1,60 m et sont toutes menues… a répété le commentateur. N'empêche, elles sont devenues, en défiant les pronostics, les nouvelles championnes du monde de foot… L'équipe japonaise féminine à battu l'équipe "made in USA" aux tirs au but !!

    C'est une petite chaîne privée, à l'audience confidentielle, Direct 8, qui retransmettait la finale mondiale. Le propriétaire de la chaîne, ami de la "Sarkozie", n'est autre que l'homme d'affaires, Mr Bolloré, surfant sur l' "image" porteuse du foot féminin ! Le service public, lui, est absent de l'événement ! Le sport pratiqué par des femmes ne serait pas digne de l'intérêt public !?

    J'ai regardé la finale et j'ai été conquis par le spectacle donné: respect (5 ou 6 coups de sifflet de l'arbitre sur tout le match !), sérénité, vivacité, suspense et … de jolis buts ! bref du foot comme on en voit pas souvent du coté des hommes ni des pros.

    Les valeurs du sport féminin peuvent elles imprégner le sport du "coté homme"?   De mon point de vue la question mérite d'être posée, à l'heure où les collectivités "investissent" de plus en plus dans les clubs sportifs: par exemple, le maire de Rodez répétant à qui veut l'entendre qu'il a augmenté de 60% le soutien au RAF et que ce n'est pas fini … 

    Dépositaire de l'intérêt général, les communes et l'agglo doivent se mettre d'accord  sur les objectifs et les soutiens nécessaires à la pratique sportive en général (et pas seulement au foot !). 

    A défaut de cette réflexion préalable, nous irons de déconvenue sportive en gouffre financier, à l'exemple de ce qui est en train de se jouer avec le SRA. D'un coté des subventions publiques et de l'autre une gestion approximative qui va se solder par un redressement de l'Urssaf de 300.000€… Qui va payer, alors que les démissions s'enchaînent à la direction du club et que le président va quitter Rodez?

     

    En attendant, promis, j'irai, dans les tribunes, soutenir les RAFettes pour la nouvelle saison.


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  • C'était pourtant un des engagements phares des "États Généraux du Vélo" voulus par le Maire de Rodez: un liaison cyclable sécurisée entre le centre ville et Bourran. J'avais présenté cette proposition lors de la restitution des travaux en février 2010 au conseil municipal.

    Force est de constater que le projet de requalification du Foirail, de l'Avenue V.Hugo et de la Place d'Armes présenté en mairie, lors de la réunion publique du 22 juin dernier n'est pas du tout satisfaisant en la matière !

    La dure réalité qui apparaît sur les plans actuels est la suivante: une bande cyclable est prévue sur le trottoir du jardin public, depuis la Gendarmerie/Salle des Fêtes jusqu'à la rue Planard.

    Il n'y a pas de continuité cyclable prévue vers le centre-ville !

    Il n'y a rien de prévu sur le croisement de la rue Planard et de l'Avenue V.Hugo !

    Il n'y a rien de prévu sur la Place d'armes !

    Il n'y a rien de prévu sur le Boulevard Gambetta !

    L'aménagement urbain, tel qu'il est présenté au stade actuel, reproduit malheureusement les pratiques antérieures d'aménagement dont les États Généraux du Vélo avaient démontré les limites !!!

    Faire des aménagements cyclables en pointillé, par petits morceaux, ne permet pas une lisibilité de la politique cyclable de la ville. Pire, cela entretient un faux sentiment de sécurité auprès des cyclistes en les laissant dépourvus face au flux automobile là où ils sont les plus vulnérables, dans les carrefours et les croisements ! C'est bien pour cela que nous avions proposé une "liaison continue" entre le centre-ville et Bourran !!!

    Le rendu de ce travail d'aménagement est décevant en matière cyclable: dessiner une bande cyclable sur un trottoir de plusieurs mètres est à la portée du premier technicien venu. Concevoir la continuité, les croisements, la traversée de la Place d'Armes et le raccordement avec le réseau existant est bien plus complexe : c'est ce qui reste à faire !!!

    J'espère que les cyclistes et les ruthénois se mobiliseront pour faire évoluer cet aménagement.

     

    Mes propositions.

    1>Aménagements cyclables sur la Place d'Armes. Profiter du rétrécissement de la voirie automobile (de 16 à 6m) pour libérer de la place pour une circulation cyclable. Il est en effet primordial que les vélos puissent être en sécurité à coté des voitures sur une place où la circulation automobile sera accélérée du fait d'un revêtement au bitume à la place des pavés actuels.

    2>Un trottoir traversant l'Avenue V.Hugo devant les archives départementales. Il s'agit d'assurer une liaison douce traversant l'Avenue V.Hugo et assurant la liaison entre Combarel et le Jardin Public/Multiplexe. Ce plateau permettra aussi de ralentir le flux automobile sur cette avenue rectiligne et orientée Est-Ouest avec un soleil matinal aveuglant où les cyclistes sont vus au dernier moment. Enfin, le plateau permettra aux piétons et particulièrement aux Personnes à Mobilité Réduite de traverser dans de bien meilleures conditions de sécurité qu'aujourd'hui, malgré le tout petit bout d'îlot central devant la brasserie.

    3>Zonage 30. Ralentir la circulation automobile dans les rues où la voiture doit cohabiter avec les piétons et les vélos: il s'agit des rues Crozat (derrière le Broussy), Abbé Bessou, Victoire Massol et Cabrières. Dans ces rues étroites, à sens unique,pourrait être mis en œuvre le "double-sens cycliste", à condition de permettre le partage de la voirie entre les vélos et les voitures et de mettre en conformité la signalétique.

    4>Aménagement cyclable du Boulevard Gambetta. Profiter des travaux de requalification du Boulevard (les voies automobiles vont être rétrécies) pour installer une circulation cyclable et assurer une continuité cyclable depuis l'Avenue V.Hugo vers la partie Sud du centre-ville.

    5>Installation de stationnements-vélos esthétiques et proches des équipements (nouveaux ou anciens): Salle des Fêtes, Multiplèxe, Jardin Public, Place d'Armes, Poste,…

     

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    Liens: 

    trottoir traversant : http://velobuc.free.fr/trottoirtraversant.html

    zone 30: http://www.cotita-centre-est.fr/IMG/pdf_z30_cete_lyon2_v3.pdf

    double sens : http://www.fubicy.org/spip.php?article65


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  • La reconversion du site Combarel concerne le périmètre de l'ancien hôpital mais aussi celui de la prison, de la maternité et du parking du Conseil Général pour un total de 4,5 ha.


    En concluant un accord politique entre le PS et les Verts en 2008 nous avions négocié une reconversion de ce site sous la forme d'un éco-quartier. Il nous revenait donc, une fois élus, de donner un sens à cette notion écologique. Voilà pourquoi nous avons mis en avant, entre autres aménagements, le "réseau de chaleur au bois". Cela veut dire qu'un ensemble de chaudières "bois et gaz" sera alimenté principalement par du bois (70/80%) ou du gaz (20/30%) et distribuera par l'intermédiaire d'un réseau enterré la chaleur aux 300 logements prévus ainsi qu'aux éventuels équipements (maison de retraite, hôtel, commerces, "quadrilatère",...). 


    Souvenons-nous, par ailleurs, que la la législation évoluant (en bien !), les nouvelles normes imposent des systèmes de construction, d'isolation et de chauffage particulièrement économes en énergie: c'est la fameuse RT 2012 ! Ainsi par exemple, une maison de 100m2 consommera l'équivalent de 500 litres de fioul à l'année pour se chauffer correctement et produire son eau chaude! Une première étude sommaire a conclu à la pertinence économique de ce réseau de chaleur au bois. Comparé avec la solution la moins chère disponible en ville, le bois représente une économie de 17% en intégrant tous les frais d'investissement, de fonctionnement et de maintenance.... Autant dire que l'écologie rejoint l'économie !


    Cette première étude permet aussi de nous alerter sur la pertinence qu'il y aurait à étendre le réseau de chaleur au delà du périmètre de Combarel vers le Foirail et les nouveaux équipements qui y sont déjà ou qui seront construits demain (Musée Soulages, maison de retraite "Bon Accueil", Maison de l'Enfance,...). Cerise sur le gâteau, la Maison de l'Agriculture possède déjà une chaufferie à bois surdimensionnée qui pourrait être reliée à Combarel et fournir le réseau en chaleur. Bénéficier d'un équipement existant permettrait de réduire encore les frais ... Mais cela nécessite de s'entendre sur une gestion partagée entre la ville de Rodez et le propriétaire actuel de la chaufferie... Il faut donc que la commune de Rodez ne tarde pas à se prononcer officiellement sur un mode de gestion du réseau: serait il géré directement par la commune ou délégué à une société privée ?


    Enfin la démarche "éco-quartier" nécessite qu'une concertation élargie soit menée avec la population. La presse s'est fait l'écho de l'invitation, par le maire de Rodez, à des associations comme "Canopée" ou "Action-Environnement" pour participer au comité de pilotage "Combarel". Je trouve cela pertinent mais à ce jour, il n'y a eu aucune réunion avec elles !!! La réussite de notre éco-quartier chauffé au bois aurait pourtant un fort impact en Aveyron en dynamisant la filière bois. C'est toute l'économie locale en partant des agriculteurs, des forestiers ainsi que les métiers du bâtiment qui serait gagnante !  

     

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    Commentaires.

    Dans un article du Midi-Libre, Hugues Ménatory, a reformulé mon billet avec une tonalité plus politique et incisive (le réseau de chaleur mettrait le feu au poudres...). Personnellement, je ne le crois pas !

    Le débat autour du réseau de chaleur à bois est serein, même si nous (Christian Teyssedre et moi-même) n'avons pas la même appréciation.

    Je fais le choix de m'exprimer car je pense que les citoyens ont besoin d'être associés aux décisions qui les concernent. Franchement, j'aimerais que les sujets soient beaucoup plus débattus en amont des décisions (qui reviennent de toute façon aux élus). Or pour débattre, il faut connaître les enjeux. C'est l'objet de mon activité sur ce blog, par exemple. 

    Bâtir un réseau de chaleur vers Combarel depuis la chaufferie de la Maison de l'Agriculture est une option envisagée par une étude préliminaire rendue récemment. Cela permettrait de répondre à la demande de chauffage pour les 5 premières années de commercialisation des logements prévus (la construction/commercialisation des 300 logements est prévue de s'étaler sur une dizaine d'années). Ensuite, l'étude prévoit que les chaudières seront renouvelées au fur et à mesure de la montée en puissance de la demande de chaleur à Combarel ou sur le Foirail .... C'est une manière de s'adapter à la demande et de diminuer/lisser les coûts de revient !

    J'ai parlé d'urgence, car les travaux avançant sur le foirail il est effectivement important que la ville de Rodez se positionne sur ces options: ces sujets sont en débat depuis plusieurs mois...

    Je ne mets donc pas "la charrue avant les bœufs" : l'ordre logique est bien que, d'abord, la Mairie se positionne sur l'intérêt et le principe du réseau de chaleur depuis la Maison de l'Agriculture, ensuite lance une étude approfondie pour déterminer les aspects techniques, juridiques et économiques, et en final propose au vote du conseil municipal la solution retenue. 

     

    Enfin, contrairement à ce qui est dit dans l'article de presse, aucune étude nouvelle n'est aujourd'hui menée pour approfondir le sujet: ni par l'Agglo, ni par l' Aménageur (et pour cause, il n'est pas encore désigné!), ni par la Maison de l'Agriculture...

     

     

     

     

     

     


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