• Ce jeudi 11 juillet je découvre dans la presse  que les boues de la station d'épuration de Baraqueville vont être stockées sur la station d'épuration de Bénéchou gérée par le Grand Rodez.

    Cette information nous arrive par le biais d'une conférence de presse qui a réuni le directeur général de la société Terrasol M. Baroni, madame le maire de Baraqueville Marie José Marti et le président du Grand Rodez Christian Teyssedre. 

    Le premier problème posé est un problème de gouvernance. Le président du Grand Rodez n'a pas consulté son vice-président en charge de l'assainissement, Patrick Gayrard, ni le vice-président chargé de la gestion des déchets, moi-même. Il n'a pas non plus consulté le maire d’Olemps, Sylvie Lopez, qui est aussi vice présidente de l'agglomération du Grand Rodez et sur la commune de laquelle est située la station d'épuration de Bénéchou. 

    La gestion des boues d'épuration est une question difficile : cela déchaîne les passions et les réactions en chaine. Depuis 2008 nous avons mis en place une forme de gouvernance partagée entre l'Agglomération, la commune d’Olemps et les habitants-riverains de la station de Bénéchou, ce qui a permis de gérer convenablement la question des boues. 

    En effet, nous avions créé un réseau de citoyens qui, à coté des élus d’Olemps et de l'Agglomération, surveillait le traitement des boues de la station de Bénéchou. La règle du jeu instituée, nécessitait une transparence totale sur l’origine des boues, leur mode de traitement et éventuellement les nuisances qui pouvaient être produites par la station d'épuration. 

    En agissant de manière individuelle, le président de l'Agglomération casse la dynamique mise en place jusqu'à présent au sein de l'Agglomération du Grand Rodez, dynamique voulue en son temps par Ludovic Mouly. Il met à mal la concertation. Il met à mal la confiance que les citoyens avaient acquise. 

    Pourquoi donc un tel empressement du nouveau président de l’Agglomération et du maire de Baraqueville ? Il s’agissait en fait d’annoncer, après 7 ans de procédure, que la société Terrasol jetait l’éponge et qu’elle abandonnait le projet si controversé qu’elle avait sur le site des Hivernoirs au sud de Baraqueville. Fini les panneaux des opposants de l’association des Hiverpurs, qui «faisaient tâche» à l’entrée de Baraqueville. A la veille de l’entrée dans l’Agglomération et à quelques mois des élections, le maire faisait une jolie opération ! Mais qu’est-ce qui explique la présence du président de l’Agglomération dans un conflit entre la commune de Baraqueville et une société privée, conflit qui est en train de se résorber et qui ne concernera pas l’Agglomération au 1° janvier 2014, date d’entrée de Baraqueville dans l’Agglo ?

    La seule explication que je vois, et qui transparaît à travers la lecture des articles de presse, est la volonté politique affichée de laisser croire que le problème des boues de station d'épuration de Baraqueville est terminé gràce au Grand Rodez, comme si l'entrée de Baraqueville dans l'agglomération résolvait d'un coup de baguette magique les problèmes antérieurs. 

    Et bien NON ! Aujourd'hui la qualité des boues baraquevilloises ne permet pas un stockage sur la station d'épuration de Bénéchou contrairement à ce qui est dit dans les articles ! Autre fausse information des articles, les boues baraquevilloises ne pourront pas rejoindre le plan d'épandage du Grand Rodez.

    La communauté d'agglomération du Grand doit dire que l’annonce du stockage des boues baraquevilloises à Bénéchou est erreur. Idem pour l'intégration des boues baraquevilloises dans le plan d'épandage du grand Rodez.

     Et j'attends en outre du nouveau président de l'agglomération une méthode de travail qui associe les élus en charge plutôt que des annonces à la «petite semaine»… En somme, il s'agit simplement que le nouveau président de l'Agglo traduise dans les faits le communiqué de presse qu'il a lui-même envoyé récemment et dans lequel il annonce que sa présidence sera marquée par une concertation élargie avec les communes et avec les élus !!!

    Traduire ce que l'on dit par des actes, cela s'appelle comment déjà ?

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    Mercredi 17 juillet.

    Depuis la parution de ce billet,

    >un communiqué officiel de la Communauté d'Agglomération du Grand Rodez est venu infirmé les propos comme quoi les boues de Baraqueville seraient stockées à Bénéchou. Dont Acte.

    >une motion du conseil municipal d'Olemps est venu rappelé l'importance de la concertation entre responsables avant toute expression dans la presse... surtout quand cela induit des contre-sens. Dont acte.

    >le nouveau président de l'Agglo se défend d'avoir dit ce que les journalistes ont présenté dans la presse. Il pensait venir à une conférence de presse sur les 40 ans de Baraqueville.... La présence du président de la société Terrasol (société en cause dans le projet controversé) aurait peut-être du l'alerter !!

    Vu d'aujourd'hui, de mon point de vue, cela reste un exercice de communication ratée et significatif de dysfonctionnements réels. Mais cela est une autre affaire ...

     

     


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  • Un nouveau président.

    Suite à la démission de Ludovic Mouly de la présidence de l'Agglomération, le conseil communautaire était invité, ce mardi 9 juillet, à réélire un nouveau président, ainsi qu'un nouveau bureau composé des vice-présidents. Le maire de Rodez, dans son rôle de futur président, avait tout organisé pour que tout se passe selon ses volontés... Les médias avaient été prévenus et il avait aussi pris soin de négocier avec le sénateur Mazars un arrangement pour une vice-présidence attribuée à Daniel Rozoy.

     

    Candidature à hauts risques ?

    Le fait de me présenter à la présidence de l'Agglomération, face au Maire de Rodez, m'expose à des mesures de rétorsion de sa part ! Je sais bien qu’il tentera de réagir de la sorte. Mais je préfère prendre le risque de perdre ma vice-présidence plutôt que de me taire !  J'ai donc décidé de passer outre la menace, de me présenter et de dire ce que j’avais à dire (voir ma déclaration en fin de texte). J'ai appris à l'issue du vote qu'il avait demandé à deux personnes différentes de se présenter contre moi.... Sans succès !

     

    Pourquoi ?

    Pourquoi avoir poser ma candidature à la présidence de l'Agglomération ? Non pas pour être élu, mais pour affirmer des valeurs importantes que le président annoncé ne porte pas !

     

    Illégitime ?

    Ce fut sa réponse quand j'ai prévenu le Maire de Rodez de ma candidature !  Serait-il illégitime de ma part de défendre une vision différente de la sienne. Comme si la présidence était sa chose, comme s'il y avait une vision unique dont il serait le dépositaire naturel ! Le fait que 35% des conseillers m'ont suivi dans cette démarche (16 voix sur 44) montre bien que la question de la légitimité ne se pose pas; à moins d'être aveugle !

     

    Y aurait il un cas "BERARDI" ?

    C'est ce que voudrait faire croire le Maire de Rodez pour me décrédibiliser, pour me déconsidérer. J’ai montré par ma pratique quotidienne que je travaille de manière collégiale, coopérative, constructive autant avec les autres élus (quelque soit leurs affinités) qu’avec les services: je ne suis donc ni «à part», ni «jusqu’auboutiste». Comme chaque être humain, j’ai besoin de respect pour évoluer en confiance... Mais ce qui s'est passé lors de l'élection de Monique Herment-Bultel à la majorité relative au bout de trois tours de scrutin, ce qui s'est passé avec l'élection de Gilbert Gladin à la place de Daniel Rozoy (comme l'avait négocié "en aparté" le Maire de Rodez avec le sénateur Mazars), tout cela montre bien que le système de gouvernance du Maire de Rodez se lézarde ! Les conseillers de l'Agglomération ont envoyé, hier soir, un message clair. Le Maire de Rodez devrait l'entendre, à moins d'être sourd !

     

    Le cumul des mandats ? Un phénomène normal, voire salutaire ?

    C'est ce que prétendent beaucoup de responsables politiques dont le Maire de Rodez. Et c'est faux, de mon point de vue! Cela ne permet pas une meilleure efficacité des élus. Un exemple ? Le Maire de Rodez qui est aussi vice-président de la région serait bien placé pour faire avancer le réseau de chaleur au bois sur Combarel-Foirail et pourtant rien n'avance ... Cela contribue à éloigner l'élu de la population et des réalités économiques. Un exemple ? Combien d'entreprises sont prêtent à payer un manager "rubis sur l''ongle" plus de 7.000€ par mois ? C'est pourtant ce que payeront les collectivités locales pour un élu en situation de cumul comme le maire de Rodez...

     

    Et 2014 dans tout cela ?

    En Mars prochain nous renouvellerons les conseillers municipaux et les conseillers d'Agglomération. Le Maire de Rodez, qui s'est déjà déclaré, est-il le bon candidat ? La question mériterait d'être examinée par les socialistes ruthénois, tant l'élection de C.Teyssedre à la présidence de l'Agglomération, ce mardi, ressemble à une victoire à la Pyrrhus ! À moins de faire preuve d'un autisme lourd de conséquences, le Maire de Rodez devrait se remettre profondément en question dans ces méthodes de travail, dans ces objectifs politiques. Je disais déjà cela, en mars 2011, à la suite des élections cantonales qui avait vu la défaite du socialiste Stephane Bultel.  La question est désormais posée de savoir si le premier "ennemi politique" du Maire de Rodez ne s'appelle pas Christian Teyssedre ?

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    Reportage France 3 - Cliquer sur "Afficher sur Itunes" puis sélectionner la date du 10 juillet. Le sujet démarre à 2mn.

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    Ma déclaration en conseil.

     

    Madame la présidente de séance, je veux présenter ma candidature à la présidence de notre agglomération et confirmer  une pratique et un engagement personnels que la plupart des conseillers et des agents de l'agglomération connaissent.  Ils ne seront donc pas surpris par ma dėmarche.

     

     J'ai toujours manifesté un engagement et une disponibilité personnels sur les projets qui m'ont été confiés.  J'ai toujours manifesté un travail exigeant et respectueux avec les agents de la collectivité.

     

      Je voudrais réaffirmer quatre valeurs importantes qui justifient ma candidature : la coopération, la transparence, la disponibilité et l'altruisme.

      La coopération d'abord qui s'oppose à la compétition. Nous avons besoin de plus de coopération entre nos 8 communes, et à plus forte raison demain avec 11 communes.  Je voudrais par ailleurs en finir avec la mise à l'index de telle ou telle autre collectivité. Même si je ne partage pas les options politiques du conseil général de l'Aveyron, il faut cesser de faire de la tribune de notre agglomération un lieu de conflit,  un lieu d' invective avec le conseil général.

     Deuxième valeur a réaffirmer, la transparence de notre fonctionnement par opposition aux arrangements ! La même règle doit s'appliquer à tous ! 

     Ensuite, la disponibilité dans la proximité par opposition au cumul des différents mandats ėlectifs. Comment être là quand on est là-bas ? Comment être ici au plus près de la population quand on veut être partout ailleurs ?

      Enfin dernière valeur, l'altruisme de l'engagement politique. Comment les politiques peuvent-ils être crédibles pour parler de solidarité et d'efforts auprès de nos concitoyens et des agents  Des collectivités quand dans le même temps le cumul des mandats aboutit à des niveaux indécents d'indemnités ?

     

     Avec les valeurs, je voudrais affirmer l'importance de la démarche communautaire qui durant ce mandat a été trop mise à mal ! 

      Notre agglomération a été capable du meilleur. Je ne retiendrai que deux actions au service des grands ruthénois et à forte valeur ajoutée pour nos concitoyens : le système de bus et le nouveau plan d'habitat.

     Mais notre agglomération a aussi été capable d'immobilisme. Nous n'avons pas avancé dans la définition du projet agglomération alors même que les contrats qui nous lient avec l'État et la région se terminent dans quelques mois, en 2014. Et je doute que nous puissions faire en quelques mois ce que nous n'avons pas réussi en six ans ! Nous n'avons pas avancé quant à la constitution du pôle muséal. Et je ne parle pas des distorsions entre les subventions des communes et celles de l'Agglomération concernant le sport et la culture.

     

    Ma démarche a-t-elle un sens pour les huit mois qui nous reste ? Certains penseront que dans ce contexte pré-électoral, il ne faut pas prendre de risque ! Vous avez été témoins de ma pratique depuis 2008 au service de l'agglomération, où j'ai toujours œuvré à respecter et à fédérer les élus autour des projets. Je suis toujours aujourd'hui dans cette démarche positive et ouverte. C'est maintenant qu'il nous faut voter en conscience et s'affranchir des accommodements négociés sans nous. 

    Pour assurer l'avenir de notre agglomération, il est important de marquer notre confiance dans le futur président. Mais il est aussi important de signifier que d'autres voies, d'autres manières d'agir, d'autres méthodes sont possibles.

    Voilà le sens de ma candidature.

    Merci de votre écoute.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Madame Le Préfet de l'Aveyron a réuni la CDCI le 4 décembre dernier.

    Alors que les conditions financières et techniques de l'arrivée des communes de Baraqueville et de Manhac dans l'agglomération du Grand Rodez ne sont pas réunies(1), la décision de la commission de réunifier ces 2 communes avec les huit autres communes actuelles s'apparente à une fuite en avant.

    La position de Ludovic Mouly et de Christian Teyssedre défendant mordicus l'arrivée de ces 2 communes dans l'agglomération (position légitime puisque s'appuyant sur des votes majoritaires) s'apparente néanmoins à un "joker(2) politique" qu'il était important pour eux de jouer lors de cette commission.

    À mes yeux la seule raison de cette démarche est de pouvoir afficher que la volonté politique de la Mairie et de l'Agglomération permettra (en 2014 ?) l'extension de l'Agglo alors même, que sous les précédents mandats de Marc Censi rien n'avait avancé, maintenant un statu-quo autour des 8 communes de l'agglomération depuis l'origine en 1964 du District(3)

    Pour moi cette démarche est essentiellement politicienne. Même si je le répète, elle est tout à fait légitime. Car autant le Président de l'Agglo que le Maire de Rodez fondent leur engagement sur les votes majoritaires de 7 communes sur 8 (Druelle avait voté contre l'entrée de Baraqueville-Manhac).

    Je m'explique.

    Que notre agglomération affirme sa démarche et sa volonté politique de ne pas rester à 8 communes me semble louable. Mais la méthode et le temps donnés à cette mutation sont essentielles à sa réussite. Il conviendrait alors d'entamer des négociations avec les communes alentour sur les aspects financiers et techniques de leur adhésion au Grand Rodez.

    Or ni le président de l'Agglo et ni le maire de Rodez n'ont développé de méthodologie. Quant au calendrier il était carrément surréaliste puisque l'intégration avait été annoncée pour …2012 ! Avec cette démarche comparable à celle d'un Général de Gaule qui répondait à ces officiers inquiets "l'intendance suivra", le président de l'Agglo et le maire de Rodez affirment "avec panache" leur volonté politique sans se soucier des conséquences qu'elles peuvent engendrer, en interne à l'Agglo, dans les communes arrivantes et dans la communauté de communes du Baraqueville amputée de sa ville centre !!!

    Serais-je un ronchon perfectionniste critiquant pour le plaisir ? Tout prêt de nous, 2 communautés de communes entières ont déjà fusionné de leur plein gré: il s'agit de Conques et de Marcillac. La démarche mise en œuvre par les présidents des communautés de communes fut la suivante. Pendant deux ans, ils ont patiemment passé en revue les compétences de chacune de leur communauté de communes. Tous les aspects financiers et techniques que cette fusion allait engendrer ont été réfléchis, pesés et en final, petit à petit, la nouvelle "communauté de communes de Conques Marcillac" a pris son envol. C'est une victoire de l'intelligence collective des élus de ces communautés de communes qui n'ont pas eu besoin de l'aiguillon d'une commission départementale pour trouver ensemble les raisons et les moyens de se réunir.

    Concernant la relation entre Baraqueville et le Grand Rodez nous sommes aux antipodes de cette vision des choses. Le président de l'Agglo et le maire de Rodez ont besoin de tout le poids institutionnel de Madame le Préfet pour les soutenir car, à la différence des élus de Conques-Marcillac, ils n'ont pas pris la peine de bâtir un consensus politique avec leur voisin ! Ils privilégient une option que je qualifierais de "technocratique" et non une vision partagée du territoire. Cela sera une source majeure de conflits futurs entre l'Agglo et les autres communauté de communes autour. La première occasion pour vérifier mes dires sera la constitution prochaine du SCOT

    …………………

    (1)L'Agglo récupère à sa charge 100.000€ de charges annuelles cumulées, info des services fiscaux.

    (2)le mot français "joker" vient de l'anglais qui signifie "farceur" ! Est-ce à dire que Ludovic Mouly et de Christian Teyssedre nous ont joué une (mauvaise) farce ? L'histoire va rapidement répondre à cette question !

    (3)Agglo & District du Grand Rodez: La Communauté d’agglomération du « Grand Rodez » compte 8 communes, 53 000 habitants, un bassin de vie de plus de 100 000 personnes. 1ère Communauté d’agglomération de l’Aveyron, elle a été créée en 1964, dans la continuité du District du Grand Rodez, Etablissement public de coopération intercommunale créé dès 1964. 



     


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  •  Monsieur le Président du SRA,

    je vous écris en tant que conseiller municipal de Rodez et Vice-Président de l'Agglomération du Grand Rodez.
    A travers cette lettre, je tiens à vous faire part de mon sentiment quant aux votes à venir ces jours-ci.
    Comme vous le découvrirez à la lecture de la lettre, mon objectif n'est pas d'être "gentil" avec un club qui souffre et d'octroyer une subvention  pour anesthésier les tensions actuelles. Cette tactique consisterait à sauver les meubles tout en conservant la menace du feu qui pourrait tout emporter. Mon objectif est bien de contribuer à sauver un club et son école sur le long terme. Voila pourquoi je vous pose quatre questions qui me semblent fondamentales pour l'avenir. J'accueillerai vos réponses avec un très grand plaisir.
     
    Avec mes sincères salutations.
    Bruno Berardi.
     
     
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    SRA: sauver les meubles ou sauver le club ?
     
    La ville de Rodez et son Agglomération avec le soutien du Conseil Général de l'Aveyron ont les moyens de faire vivre un club de rugby aveyronnais en fédérale1. Je suis donc favorable au soutien financier des collectivités demandé par le club de rugby pour la survie du SRA et de son école de rugby.
     
    Les conditions difficiles du sauvetage du SRA montre qu'il y a une 
    obligation pour les collectivités de définir une véritable politique sportive "pour tous" ainsi qu' une véritable politique de soutien aux sports de moyens et haut niveau en Aveyron. Le "sport pour tous" doit être un des objectifs de toute associations subventionnées et entrer dans les critères d'attribution des subventions des collectivités : le nombre de licenciés, la diversité des pratiques, la participation aux actions municipales (découverte du sport, écoles,quartiers, centre social, handicap), la formation des éducateurs, la part du bénévolat...
    Si cette réflexion n'est pas engagée dès maintenant (sous la forme d'États Généraux du Sport Départemental, par exemple), il n'est pas besoin d'être devin pour prédire l'anarchie à venir qui verra chaque club venir frapper à la porte de chaque collectivité pour obtenir un soutien ou une rallonge... Cela nécessitera un sursaut des politiques et une volonté de se remettre en cause, ce qui leur a fait défaut jusqu'à aujourd'hui. Les élus présents dans la précédente direction du SRA se sont trop souvent comportés comme les "trois petits singes", chacun se couvrant une partie du visage avec les mains: "Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire". Par exemple, qui d'entre eux a réagit alors que les comptes étaient déficitaires,  alors que la condamnation de l'urssaf était notoire ou face au rapport alarmant du commissaire au comptes ? Je peux témoigner de mon isolement complet (à droite comme à gauche) lorsque j'ai abordé ces questions au conseil municipal de Rodez ou au bureau de l'Agglomération du Grand Rodez…!!
     
    Le soutien financier que je voterai ces jours-ci au conseil municipal et au conseil d'agglomération sera assujetti de quatre conditions indispensables et indissolubles à remplir par le SRA.
    Première condition. Le budget doit être bloqué à un maximum compatible correspondant à l'addition des  ressources dégagées par le
    club, avec les moyens des sponsors et avec les moyens des collectivités. Si l'aventure sportive du club permet le maintien en Fédérale 1 le budget sera consolidé de manière à permettre de se maintenir dans cette division et non pas comme aujourd'hui en pratiquant "une fuite en avant" par des embauches massives ou un fonctionnement dépensier en espérant que les finances suivent... 
    Concernant le projet sportif du SRA, il s'agit de construire l'effectif avec comme colonne vertébrale le centre de formation et non de vouloir monter les marches quatre par quatre entre chaque division. Enfin le maintien en Férérale1, devra nécessairement imposer une évolution du statut du SRA car le statut associatif n'est pas adapté à la gestion d'un club en voie de professionnalisation
    Deuxième condition. Avoir un projet de formation sportif pour le club. Cela implique de le construire en concertation avec les autres clubs qu'il soit sur l'Agglomération, sur le bassin de Decazeville, sur Millau et en cohérence à l'échelle de l'Aveyron. Quand cette concertation globale aura lieu ?
    Troisième condition. Avoir un fonctionnement du club transparent. Les collectivités qui apportent leur soutien seront présentes pour contrôler et vérifier l'usage des ressources et des subventions versées au club. Le président et le trésorier du club seront responsables devant les collectivités. Les collectivités seront en droit d'obtenir à leur demande un audit financier du club.
    Quatrième condition. Aucun des membres de la précédente direction du club ne pourra siéger pendant les deux ans à venir dans la nouvelle direction ou au sein du conseil de surveillance du club. Cette période sera mis à profit par les nouveaux membres du conseil d'administration pour engager toutes les poursuites judiciaires dans toutes les juridictions nécessaires à l'encontre du précédent président du club afin de vérifier, voire faire sanctionner son degré d'implication dans la déroute actuelle: Objectif zéro impunité.
     
    .........................................................
     
    Chers visiteurs, donnez votre avis en votant à ce sondage....
     

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    Ce n'était pas vraiment une surprise, cela fait un moment que le CRDA (conservatoire à rayonnement départemental de l'Aveyron) était au bout du rouleau, et que Jean-Marie Colin, son directeur, avait tiré la sonnette d'alarme. Mais malgré son appel et l'engagement dans une "réflexion globale" à la rentrée 2011 (dont les conclusions semblent restées lettre morte...), rien n'a vraiment changé, et Jean-Marie Colin fut désigné comme bouc émissaire. Son adjoint, M. Labro, s'en va. Voilà des éléments qui témoignent d'une gestion dégradée et qui ressemble à un scénario trop souvent vécu actuellement dans de nombreux services publics avec des personnels pris en tenaille entre les valeurs qu'ils portent et les moyens donnés pour accomplir leur mission. 

    De fait, on assiste depuis trop longtemps à un délitement de cette institution. On est même vraiment passé dans le rouge, avec un déficit de 350 000 euros pour 2011. Et si le Conseil général a accepté de faire un versement exceptionnel de 200.000 euros, les autres 150.000 € viennent des collectivités locales et ont été versés au titre d'avance pour 2012, ce qui signifie qu'on peut se retrouver à la fin de l'année dans une situation encore plus catastrophique.

    Face à cette situation, que nous proposent le Syndicat Mixte et malheureusement aussi l'Agglomération du Grand Rodez ? Un plan de redressement draconien (tiens, ce n'est pas moi le père-la-rigueur) qui prévoit notamment le non remplacement des départs et la réduction des temps d'enseignement !!!

    Ces deux mesures ne sont absolument pas appropriées car les personnels les plus compétents seront tentés de partir d'un "CRD sans avenir" aboutissant par exemple à la mort des orchestres, vitrines du CRD. La réduction du temps d'enseignement nous éloigne de la volonté affichée d'avoir un "CRD labellisé", objectif que nous sommes censés atteindre dans 2 ans, à la fin de la dérogation actuelle. Jai dit, lors du débat en interne que nous avons eu au sein de notre Agglomération, que ce plan de redressement n'était pas la solution: malheuresement c'est l'option choisie !! Nos responsables se comportent comme les médecins des comédies de Molière qui croyaient soigner les malades en les saignant !! Je suis persuadé que ce plan de redressement va laisser le CRDA (ou ce qu'il en restera) esxangue !

    Or, je reste persuadé de la nécessité d'un service public de la musique sur l'Aveyron, service classé CRD, pour renforcer l'attractivité de notre territoire, pour renforcer la cohésion sociale urbain-rural et pour mutualiser les moyens et garantir une diversité de pratiques et d'esthétiques. Cela ne signifie pas, loin de là, un gel du fonctionnement du CRDA tel qu'actuellement.

    Je pense que si, pour 2012, nous n'avons guère d'autre choix que d'accroître les financements actuels de la part du CG12 et des "grandes collectivités", il faut pour la suite refondre les statuts, la gouvernance et les modalités de financement du conservatoire, suivant un projet pédagogique d'établissement et en toute transparence (avec les parents et les personnels !).

    Pour cela, on peut aller voir ce qui se passe chez les autres, car l'Aveyron semble déroger nettement à la règle (l'art 216 du code de l'éducation précise : “ Les communes et leurs groupements organisent et financent les missions d'enseignement initial et d'éducation artistique de ces établissements. Les autres collectivités territoriales ou les établissements publics qui gèrent de tels établissements... peuvent poursuivre cette mission ; ces établissements sont intégrés dans le schéma départemental.") Ce sont donc les communes qui sont censées prendre en charge la plus grande partie du fonctionnement des écoles de musique. Ainsi, en France, la part moyenne du Conseil général dans le financement est de 5 %, celle des collectivités de 75 % et celle des familles de 7 %. En Aveyron, 40 % du financement vient du Conseil général, 28 % des collectivités (dont 70% pour les seules agglos de Rodez et Millau) et 21 % des familles.

    Que signifient ces chiffres ? Plusieurs évidences.

    D'abord, que les familles en Aveyron payent l'enseignement musical beaucoup plus cher qu'ailleurs : 480 € pour un adulte, 465 € pour le 1er enfant, 320 € pour le 2ème enfent et 60€ pour le 3ème. Et encore, cela aurait pu être encore pire si la hausse des tarifs votée le 7 juin 2011 n'avait pas déclenché un tollé, forçant le CRDA à faire machine arrière. Mais déjà, ces coûts ont été la cause d'une hémorragie d'élèves, principalement dans le Sud-Aveyron (-50 élèves en 2 ans pour la seule antenne de Saint-Affrique). Si l'on regarde un peu ce qui se passe ailleurs, on peut remarquer que dans d'autres départements (Haute-Saône, Ariège,..) les CRD sont gérés correctement sans "plan de redressement"...

    Deuxième constat, les communes et communautés de communes n'assument pas leur responsabilité, car ce devrait être à elles, selon la loi, de pourvoir à la plus grande partie du financement. Et force est de constater que jusque-là, toutes les communes ne jouent pas le jeu, certaines collectivités n'étant ni adhérentes ni conventionnées (ce n'est d'ailleurs pas un secret que la commune d'Alain Pichon, le président du CRDA, n'est elle-même adhérente que depuis 2012 !!!). Je comprends évidemment qu'une participation de plusieurs centaines d'euros par élève soit délicate pour les très petites communes, c'est pourquoi je pense que l'adhésion au CRD doit se faire à hauteur des communautés de communes. Le Conseil général pourrait intervenir en complément des plus petites collectivités, comme garant de la solidarité sur le département. Plus la collectivité serait petite, plus la part du CG12 serait importante.

    Enfin, d'autres points me semblent devoir être débattus : le maintien de 15 antennes sur le département ? un éventuel plafonnement du nombre d'inscrits ?  le "1% musique" pour les collectivités indépendamment du nombre d'inscrits ?

     

    Bref, nous avons encore du pain sur la planche pour mettre en œuvre un enseignement musical de qualité respectueux de l'égalité et de la solidarité départementales: cela implique de donner au CRD les moyens de nos ambitions !

    Je soutiendrai sans réserve les parents et les enseignants qui œuvreront en ce sens !! Une pétition est à ce titre en ligne.


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