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    Madame Le Préfet de l'Aveyron a réuni la CDCI le 4 décembre dernier.

    Alors que les conditions financières et techniques de l'arrivée des communes de Baraqueville et de Manhac dans l'agglomération du Grand Rodez ne sont pas réunies(1), la décision de la commission de réunifier ces 2 communes avec les huit autres communes actuelles s'apparente à une fuite en avant.

    La position de Ludovic Mouly et de Christian Teyssedre défendant mordicus l'arrivée de ces 2 communes dans l'agglomération (position légitime puisque s'appuyant sur des votes majoritaires) s'apparente néanmoins à un "joker(2) politique" qu'il était important pour eux de jouer lors de cette commission.

    À mes yeux la seule raison de cette démarche est de pouvoir afficher que la volonté politique de la Mairie et de l'Agglomération permettra (en 2014 ?) l'extension de l'Agglo alors même, que sous les précédents mandats de Marc Censi rien n'avait avancé, maintenant un statu-quo autour des 8 communes de l'agglomération depuis l'origine en 1964 du District(3)

    Pour moi cette démarche est essentiellement politicienne. Même si je le répète, elle est tout à fait légitime. Car autant le Président de l'Agglo que le Maire de Rodez fondent leur engagement sur les votes majoritaires de 7 communes sur 8 (Druelle avait voté contre l'entrée de Baraqueville-Manhac).

    Je m'explique.

    Que notre agglomération affirme sa démarche et sa volonté politique de ne pas rester à 8 communes me semble louable. Mais la méthode et le temps donnés à cette mutation sont essentielles à sa réussite. Il conviendrait alors d'entamer des négociations avec les communes alentour sur les aspects financiers et techniques de leur adhésion au Grand Rodez.

    Or ni le président de l'Agglo et ni le maire de Rodez n'ont développé de méthodologie. Quant au calendrier il était carrément surréaliste puisque l'intégration avait été annoncée pour …2012 ! Avec cette démarche comparable à celle d'un Général de Gaule qui répondait à ces officiers inquiets "l'intendance suivra", le président de l'Agglo et le maire de Rodez affirment "avec panache" leur volonté politique sans se soucier des conséquences qu'elles peuvent engendrer, en interne à l'Agglo, dans les communes arrivantes et dans la communauté de communes du Baraqueville amputée de sa ville centre !!!

    Serais-je un ronchon perfectionniste critiquant pour le plaisir ? Tout prêt de nous, 2 communautés de communes entières ont déjà fusionné de leur plein gré: il s'agit de Conques et de Marcillac. La démarche mise en œuvre par les présidents des communautés de communes fut la suivante. Pendant deux ans, ils ont patiemment passé en revue les compétences de chacune de leur communauté de communes. Tous les aspects financiers et techniques que cette fusion allait engendrer ont été réfléchis, pesés et en final, petit à petit, la nouvelle "communauté de communes de Conques Marcillac" a pris son envol. C'est une victoire de l'intelligence collective des élus de ces communautés de communes qui n'ont pas eu besoin de l'aiguillon d'une commission départementale pour trouver ensemble les raisons et les moyens de se réunir.

    Concernant la relation entre Baraqueville et le Grand Rodez nous sommes aux antipodes de cette vision des choses. Le président de l'Agglo et le maire de Rodez ont besoin de tout le poids institutionnel de Madame le Préfet pour les soutenir car, à la différence des élus de Conques-Marcillac, ils n'ont pas pris la peine de bâtir un consensus politique avec leur voisin ! Ils privilégient une option que je qualifierais de "technocratique" et non une vision partagée du territoire. Cela sera une source majeure de conflits futurs entre l'Agglo et les autres communauté de communes autour. La première occasion pour vérifier mes dires sera la constitution prochaine du SCOT

    …………………

    (1)L'Agglo récupère à sa charge 100.000€ de charges annuelles cumulées, info des services fiscaux.

    (2)le mot français "joker" vient de l'anglais qui signifie "farceur" ! Est-ce à dire que Ludovic Mouly et de Christian Teyssedre nous ont joué une (mauvaise) farce ? L'histoire va rapidement répondre à cette question !

    (3)Agglo & District du Grand Rodez: La Communauté d’agglomération du « Grand Rodez » compte 8 communes, 53 000 habitants, un bassin de vie de plus de 100 000 personnes. 1ère Communauté d’agglomération de l’Aveyron, elle a été créée en 1964, dans la continuité du District du Grand Rodez, Etablissement public de coopération intercommunale créé dès 1964. 



     


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  •  Monsieur le Président du SRA,

    je vous écris en tant que conseiller municipal de Rodez et Vice-Président de l'Agglomération du Grand Rodez.
    A travers cette lettre, je tiens à vous faire part de mon sentiment quant aux votes à venir ces jours-ci.
    Comme vous le découvrirez à la lecture de la lettre, mon objectif n'est pas d'être "gentil" avec un club qui souffre et d'octroyer une subvention  pour anesthésier les tensions actuelles. Cette tactique consisterait à sauver les meubles tout en conservant la menace du feu qui pourrait tout emporter. Mon objectif est bien de contribuer à sauver un club et son école sur le long terme. Voila pourquoi je vous pose quatre questions qui me semblent fondamentales pour l'avenir. J'accueillerai vos réponses avec un très grand plaisir.
     
    Avec mes sincères salutations.
    Bruno Berardi.
     
     
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    SRA: sauver les meubles ou sauver le club ?
     
    La ville de Rodez et son Agglomération avec le soutien du Conseil Général de l'Aveyron ont les moyens de faire vivre un club de rugby aveyronnais en fédérale1. Je suis donc favorable au soutien financier des collectivités demandé par le club de rugby pour la survie du SRA et de son école de rugby.
     
    Les conditions difficiles du sauvetage du SRA montre qu'il y a une 
    obligation pour les collectivités de définir une véritable politique sportive "pour tous" ainsi qu' une véritable politique de soutien aux sports de moyens et haut niveau en Aveyron. Le "sport pour tous" doit être un des objectifs de toute associations subventionnées et entrer dans les critères d'attribution des subventions des collectivités : le nombre de licenciés, la diversité des pratiques, la participation aux actions municipales (découverte du sport, écoles,quartiers, centre social, handicap), la formation des éducateurs, la part du bénévolat...
    Si cette réflexion n'est pas engagée dès maintenant (sous la forme d'États Généraux du Sport Départemental, par exemple), il n'est pas besoin d'être devin pour prédire l'anarchie à venir qui verra chaque club venir frapper à la porte de chaque collectivité pour obtenir un soutien ou une rallonge... Cela nécessitera un sursaut des politiques et une volonté de se remettre en cause, ce qui leur a fait défaut jusqu'à aujourd'hui. Les élus présents dans la précédente direction du SRA se sont trop souvent comportés comme les "trois petits singes", chacun se couvrant une partie du visage avec les mains: "Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire". Par exemple, qui d'entre eux a réagit alors que les comptes étaient déficitaires,  alors que la condamnation de l'urssaf était notoire ou face au rapport alarmant du commissaire au comptes ? Je peux témoigner de mon isolement complet (à droite comme à gauche) lorsque j'ai abordé ces questions au conseil municipal de Rodez ou au bureau de l'Agglomération du Grand Rodez…!!
     
    Le soutien financier que je voterai ces jours-ci au conseil municipal et au conseil d'agglomération sera assujetti de quatre conditions indispensables et indissolubles à remplir par le SRA.
    Première condition. Le budget doit être bloqué à un maximum compatible correspondant à l'addition des  ressources dégagées par le
    club, avec les moyens des sponsors et avec les moyens des collectivités. Si l'aventure sportive du club permet le maintien en Fédérale 1 le budget sera consolidé de manière à permettre de se maintenir dans cette division et non pas comme aujourd'hui en pratiquant "une fuite en avant" par des embauches massives ou un fonctionnement dépensier en espérant que les finances suivent... 
    Concernant le projet sportif du SRA, il s'agit de construire l'effectif avec comme colonne vertébrale le centre de formation et non de vouloir monter les marches quatre par quatre entre chaque division. Enfin le maintien en Férérale1, devra nécessairement imposer une évolution du statut du SRA car le statut associatif n'est pas adapté à la gestion d'un club en voie de professionnalisation
    Deuxième condition. Avoir un projet de formation sportif pour le club. Cela implique de le construire en concertation avec les autres clubs qu'il soit sur l'Agglomération, sur le bassin de Decazeville, sur Millau et en cohérence à l'échelle de l'Aveyron. Quand cette concertation globale aura lieu ?
    Troisième condition. Avoir un fonctionnement du club transparent. Les collectivités qui apportent leur soutien seront présentes pour contrôler et vérifier l'usage des ressources et des subventions versées au club. Le président et le trésorier du club seront responsables devant les collectivités. Les collectivités seront en droit d'obtenir à leur demande un audit financier du club.
    Quatrième condition. Aucun des membres de la précédente direction du club ne pourra siéger pendant les deux ans à venir dans la nouvelle direction ou au sein du conseil de surveillance du club. Cette période sera mis à profit par les nouveaux membres du conseil d'administration pour engager toutes les poursuites judiciaires dans toutes les juridictions nécessaires à l'encontre du précédent président du club afin de vérifier, voire faire sanctionner son degré d'implication dans la déroute actuelle: Objectif zéro impunité.
     
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