• Les élections législatives auront lieu dans un peu plus d'un mois, les 10 & 17 juin. Avec Claudine Bonhomme,je suis candidat, pour Europe-Écologie Les Verts sur la 1°circonscription de l'Aveyron.

    L'écologie reste t'elle une priorité pour les électeurs ? Intégrée dans les programmes de nombreux courants politiques, garde t'elle une pertinence à exister de manière indépendante ? L'écologie politique peut elle apporter une réponse appropriée aux crises de notre société ?

    La "montagne" du Grenelle de l'Environnement a accouché d'une souris et le Président de la République, mis au pied du mur de l'action a choisi… de reculer. Sa philosophie en la matière se résumant à la fameuse phrase prononcée au Salon de l'Agriculture: " … sur toutes ces questions d'environnement, là aussi ça commence à bien faire !…". De reculs en renoncements que reste t'il du "Pacte Écolo" signé avant les élections présidentielles de 2007? La couardise sarkoziste en matière d'écologie n'a d'égal que la violence inouïe de son agression contre les classes sociales les plus faibles car c'est bien l'instauration de l'injustice sociale comme méthode de gouvernement qui caractérisera la "présidence Sarkozy". Durant ces 5 années de pouvoir absolu, nous avons assisté à un pilonnage systématique organisé et décomplexé de la part des élus UMP et de leur Président contre les principes fondateurs de notre République. La négation de l'humain et de l'écologie comme méthode de gouvernement ! Un lourd bilan à assumer aussi pour notre député UMP, Yves Censi !

    Alors Oui, l'écologie politique est pertinente à proposer une autre voie !

    Faisant partie à la Mairie ou à l'Agglo, d'une majorité de gestion avec différentes forces politiques de gauche depuis 2008, les quelques élus écolos se sont investit pour faire avancer de multiples projets qui amélioreront le quotidien : transports publics et parcs relais, sécurité des déplacements (vélo, piétons), réduction des déchets, alimentation bio dans les cantines, ressourcerie, reconversion de la friche hospitalière de Combarel en éco-quartier (chauffage économique au bois, qualité de vie, ...), plan de réduction des consommations d'énergie et d'adaptation au changements climatiques (PCET)... 

    Nous pouvons affirmer que nous avons permis l'éclosion de la plupart de ces projets ou que nous leur avons donné une véritable portée novatrice et écologique. Cela grâce à notre opiniâtreté et à notre énergie à travailler avec d'autres élus non écolos mais ouverts. Et encore, nous n'en sommes qu'au début ! Ces démarches demanderont du temps et des élus motivés pour les porter et les défendre !

    Alors Oui, même dans des majorités qualifiées "de gauche", la présence d'élus écologistes est indispensable, à Rodez comme à l'Assemblée Nationale ! Des élus indépendants, capables d'avoir leur propre capacité de réflexion, leur autonomie d'expression et de vote. Notre volonté est de sortir des réflexes claniques "d'appartenance au groupe" qui nous obligeraient à avoir une seule analyse, une seule attitude et à voter comme un seul homme derrière le chef !

    Cette démarche, nouvelle, ouvre un espace de liberté pour que la politique reste attentive aux préoccupations de la société tout en permettant un débat public enrichi. Et tant pis si le maire de Rodez, ne comprenant pas la demande citoyenne, juge cela "surnaturel".

    Je rencontre désormais beaucoup de personnes qui m'encouragent à poursuivre en ce sens. Mais comment vouloir mettre en œuvre une pratique politique rénovée, comment porter des projets novateurs sans vous, sans la réflexion et la collaboration avec une base sociale élargie ? Comment susciter et préparer un renouvellement des représentants politiques écologistes ?

    Voila bien deux défis auxquels nous avons à faire face: l'élargissement et le renouvellement.

    Je le dis sans détour: l'écologie politique (y compris ruthénoise) est vouée à se renouveler de l'intérieur (dans son programme et sa manière d'être) et de l'extérieur (avec l'arrivée de personnes, de visions et d'énergies nouvelles).

    Je souhaite porter cette volonté de renouvellement afin que chacun puisse envisager personnellement de s'y impliquer ! L'objectif est de constituer cet espace politique original et local (dont l'écologie politique sera une composante) capable d'incarner une alternative crédible.

    À bientôt, avec vous, pour la campagne électorale des législatives… et après !

     


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    Ce n'était pas vraiment une surprise, cela fait un moment que le CRDA (conservatoire à rayonnement départemental de l'Aveyron) était au bout du rouleau, et que Jean-Marie Colin, son directeur, avait tiré la sonnette d'alarme. Mais malgré son appel et l'engagement dans une "réflexion globale" à la rentrée 2011 (dont les conclusions semblent restées lettre morte...), rien n'a vraiment changé, et Jean-Marie Colin fut désigné comme bouc émissaire. Son adjoint, M. Labro, s'en va. Voilà des éléments qui témoignent d'une gestion dégradée et qui ressemble à un scénario trop souvent vécu actuellement dans de nombreux services publics avec des personnels pris en tenaille entre les valeurs qu'ils portent et les moyens donnés pour accomplir leur mission. 

    De fait, on assiste depuis trop longtemps à un délitement de cette institution. On est même vraiment passé dans le rouge, avec un déficit de 350 000 euros pour 2011. Et si le Conseil général a accepté de faire un versement exceptionnel de 200.000 euros, les autres 150.000 € viennent des collectivités locales et ont été versés au titre d'avance pour 2012, ce qui signifie qu'on peut se retrouver à la fin de l'année dans une situation encore plus catastrophique.

    Face à cette situation, que nous proposent le Syndicat Mixte et malheureusement aussi l'Agglomération du Grand Rodez ? Un plan de redressement draconien (tiens, ce n'est pas moi le père-la-rigueur) qui prévoit notamment le non remplacement des départs et la réduction des temps d'enseignement !!!

    Ces deux mesures ne sont absolument pas appropriées car les personnels les plus compétents seront tentés de partir d'un "CRD sans avenir" aboutissant par exemple à la mort des orchestres, vitrines du CRD. La réduction du temps d'enseignement nous éloigne de la volonté affichée d'avoir un "CRD labellisé", objectif que nous sommes censés atteindre dans 2 ans, à la fin de la dérogation actuelle. Jai dit, lors du débat en interne que nous avons eu au sein de notre Agglomération, que ce plan de redressement n'était pas la solution: malheuresement c'est l'option choisie !! Nos responsables se comportent comme les médecins des comédies de Molière qui croyaient soigner les malades en les saignant !! Je suis persuadé que ce plan de redressement va laisser le CRDA (ou ce qu'il en restera) esxangue !

    Or, je reste persuadé de la nécessité d'un service public de la musique sur l'Aveyron, service classé CRD, pour renforcer l'attractivité de notre territoire, pour renforcer la cohésion sociale urbain-rural et pour mutualiser les moyens et garantir une diversité de pratiques et d'esthétiques. Cela ne signifie pas, loin de là, un gel du fonctionnement du CRDA tel qu'actuellement.

    Je pense que si, pour 2012, nous n'avons guère d'autre choix que d'accroître les financements actuels de la part du CG12 et des "grandes collectivités", il faut pour la suite refondre les statuts, la gouvernance et les modalités de financement du conservatoire, suivant un projet pédagogique d'établissement et en toute transparence (avec les parents et les personnels !).

    Pour cela, on peut aller voir ce qui se passe chez les autres, car l'Aveyron semble déroger nettement à la règle (l'art 216 du code de l'éducation précise : “ Les communes et leurs groupements organisent et financent les missions d'enseignement initial et d'éducation artistique de ces établissements. Les autres collectivités territoriales ou les établissements publics qui gèrent de tels établissements... peuvent poursuivre cette mission ; ces établissements sont intégrés dans le schéma départemental.") Ce sont donc les communes qui sont censées prendre en charge la plus grande partie du fonctionnement des écoles de musique. Ainsi, en France, la part moyenne du Conseil général dans le financement est de 5 %, celle des collectivités de 75 % et celle des familles de 7 %. En Aveyron, 40 % du financement vient du Conseil général, 28 % des collectivités (dont 70% pour les seules agglos de Rodez et Millau) et 21 % des familles.

    Que signifient ces chiffres ? Plusieurs évidences.

    D'abord, que les familles en Aveyron payent l'enseignement musical beaucoup plus cher qu'ailleurs : 480 € pour un adulte, 465 € pour le 1er enfant, 320 € pour le 2ème enfent et 60€ pour le 3ème. Et encore, cela aurait pu être encore pire si la hausse des tarifs votée le 7 juin 2011 n'avait pas déclenché un tollé, forçant le CRDA à faire machine arrière. Mais déjà, ces coûts ont été la cause d'une hémorragie d'élèves, principalement dans le Sud-Aveyron (-50 élèves en 2 ans pour la seule antenne de Saint-Affrique). Si l'on regarde un peu ce qui se passe ailleurs, on peut remarquer que dans d'autres départements (Haute-Saône, Ariège,..) les CRD sont gérés correctement sans "plan de redressement"...

    Deuxième constat, les communes et communautés de communes n'assument pas leur responsabilité, car ce devrait être à elles, selon la loi, de pourvoir à la plus grande partie du financement. Et force est de constater que jusque-là, toutes les communes ne jouent pas le jeu, certaines collectivités n'étant ni adhérentes ni conventionnées (ce n'est d'ailleurs pas un secret que la commune d'Alain Pichon, le président du CRDA, n'est elle-même adhérente que depuis 2012 !!!). Je comprends évidemment qu'une participation de plusieurs centaines d'euros par élève soit délicate pour les très petites communes, c'est pourquoi je pense que l'adhésion au CRD doit se faire à hauteur des communautés de communes. Le Conseil général pourrait intervenir en complément des plus petites collectivités, comme garant de la solidarité sur le département. Plus la collectivité serait petite, plus la part du CG12 serait importante.

    Enfin, d'autres points me semblent devoir être débattus : le maintien de 15 antennes sur le département ? un éventuel plafonnement du nombre d'inscrits ?  le "1% musique" pour les collectivités indépendamment du nombre d'inscrits ?

     

    Bref, nous avons encore du pain sur la planche pour mettre en œuvre un enseignement musical de qualité respectueux de l'égalité et de la solidarité départementales: cela implique de donner au CRD les moyens de nos ambitions !

    Je soutiendrai sans réserve les parents et les enseignants qui œuvreront en ce sens !! Une pétition est à ce titre en ligne.


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