• "Montrez nous l'exemple plutôt que de nous dire qu'il faut trier plus et mieux!". Voila une remarque frappée du bon sens, une volée de bois vert (évidemment !) que j'ai reçue lors d'une réunion sur le tri des déchets. Et la personne d'évoquer certaines rues de Rodez régulièrement encombrées de poubelles noires éventrées ...

     
    Je prends donc l'engagement d'aborder cela à la prochaine réunion de l'ensemble des élus municipaux de Rodez. 

     
    Par ailleurs, je n'ai pas pour habitude de me défiler mais je me dois d'être transparent et d'expliquer les "subtilités" actuelles qui régissent les rapports entre l'Agglomération du Grand Rodez et la Ville de Rodez. L'Agglo a pour compétence de ramasser les sacs noirs et jaunes, déposés aux heures de collecte prévues et selon un calendrier de collecte prévu. "Avoir compétence" signifie avoir obligation de faire, avec des moyens humains et financiers spécifiques. Cette compétence a été donnée à l'Agglo en Avril 2004 quand les 8 communes ont décidé de ne plus le faire par elles-mêmes mais de mutualiser leurs efforts. L'Agglo a donc obligation de le faire pour les particuliers. Pour les professionnels (commerçants, artisans) qui travaillent à proximité des habitations, elle peut le faire aussi dans la mesure où leurs déchets sont "assimilables" aux déchets des particuliers. L'Agglo assure ce travail tous les jours en centre ville de Rodez et deux à trois fois par semaine sur les autres portions du territoire des 8 communes: un service de 35 personnes y pourvoit et j'en assume la responsabilité politique.

    Les sacs noirs ou jaunes qui peuvent trainer la journée sur les trottoirs ont été déposés en dehors des jours et des heures prévues par le règlement de collecte de l'Agglo. Il en va de même des déchets encombrants (matelas, poussettes,...) déposés près des colonnes de récupération du verre ou du papier. Ces déchets sont collectés et gérés par le service "propreté" de la ville de Rodez: ils ne relèvent pas de la compétence de l'Agglo ! Voilà la situation actuelle héritée de 2004.

     

    N'importe qui, normalement constitué, me dira: "Pourquoi la Ville de Rodez et l'Agglo du Grand Rodez ne s'entendent ils pas pour solutionner ce problème ?".

    C'est effectivement ce que j'ai proposé (à ce jour sans succès). Ma proposition est simple: la mairie de Rodez donne la compétence "propreté" à l'Agglo pour que cette dernière soit autorisée à assurer la prestation de "A à Z". 

    De la même manière, lorsque des personnes refusent, malgré les multiples explications données par les "ambassadeurs de tri", de se conformer aux jours et heures de collecte, leurs comportements relèvent alors de la sanction: la loi appelle cela le pouvoir de police du maire, c'est à dire faire respecter la salubrité et la propreté sur le domaine public. Malheureusement, à Rodez, ce pouvoir de police n'est pas assumé et les incivilités continuent .... sans être sanctionnées! Là aussi, je demande que le maire ne s'oppose pas au transfert de son pouvoir de police vers le président de l'Agglo.

     
    Ma démarche constante est de faciliter la vie quotidienne et de rendre les enjeux compréhensibles. J'essaye de convaincre mes collègues élus de Rodez de donner à l'Agglo la compétence de "A à Z" concernant la gestion des déchets et la propreté qui va avec. 


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  • La reconversion du site Combarel concerne le périmètre de l'ancien hôpital mais aussi celui de la prison, de la maternité et du parking du Conseil Général pour un total de 4,5 ha.


    En concluant un accord politique entre le PS et les Verts en 2008 nous avions négocié une reconversion de ce site sous la forme d'un éco-quartier. Il nous revenait donc, une fois élus, de donner un sens à cette notion écologique. Voilà pourquoi nous avons mis en avant, entre autres aménagements, le "réseau de chaleur au bois". Cela veut dire qu'un ensemble de chaudières "bois et gaz" sera alimenté principalement par du bois (70/80%) ou du gaz (20/30%) et distribuera par l'intermédiaire d'un réseau enterré la chaleur aux 300 logements prévus ainsi qu'aux éventuels équipements (maison de retraite, hôtel, commerces, "quadrilatère",...). 


    Souvenons-nous, par ailleurs, que la la législation évoluant (en bien !), les nouvelles normes imposent des systèmes de construction, d'isolation et de chauffage particulièrement économes en énergie: c'est la fameuse RT 2012 ! Ainsi par exemple, une maison de 100m2 consommera l'équivalent de 500 litres de fioul à l'année pour se chauffer correctement et produire son eau chaude! Une première étude sommaire a conclu à la pertinence économique de ce réseau de chaleur au bois. Comparé avec la solution la moins chère disponible en ville, le bois représente une économie de 17% en intégrant tous les frais d'investissement, de fonctionnement et de maintenance.... Autant dire que l'écologie rejoint l'économie !


    Cette première étude permet aussi de nous alerter sur la pertinence qu'il y aurait à étendre le réseau de chaleur au delà du périmètre de Combarel vers le Foirail et les nouveaux équipements qui y sont déjà ou qui seront construits demain (Musée Soulages, maison de retraite "Bon Accueil", Maison de l'Enfance,...). Cerise sur le gâteau, la Maison de l'Agriculture possède déjà une chaufferie à bois surdimensionnée qui pourrait être reliée à Combarel et fournir le réseau en chaleur. Bénéficier d'un équipement existant permettrait de réduire encore les frais ... Mais cela nécessite de s'entendre sur une gestion partagée entre la ville de Rodez et le propriétaire actuel de la chaufferie... Il faut donc que la commune de Rodez ne tarde pas à se prononcer officiellement sur un mode de gestion du réseau: serait il géré directement par la commune ou délégué à une société privée ?


    Enfin la démarche "éco-quartier" nécessite qu'une concertation élargie soit menée avec la population. La presse s'est fait l'écho de l'invitation, par le maire de Rodez, à des associations comme "Canopée" ou "Action-Environnement" pour participer au comité de pilotage "Combarel". Je trouve cela pertinent mais à ce jour, il n'y a eu aucune réunion avec elles !!! La réussite de notre éco-quartier chauffé au bois aurait pourtant un fort impact en Aveyron en dynamisant la filière bois. C'est toute l'économie locale en partant des agriculteurs, des forestiers ainsi que les métiers du bâtiment qui serait gagnante !  

     

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    Commentaires.

    Dans un article du Midi-Libre, Hugues Ménatory, a reformulé mon billet avec une tonalité plus politique et incisive (le réseau de chaleur mettrait le feu au poudres...). Personnellement, je ne le crois pas !

    Le débat autour du réseau de chaleur à bois est serein, même si nous (Christian Teyssedre et moi-même) n'avons pas la même appréciation.

    Je fais le choix de m'exprimer car je pense que les citoyens ont besoin d'être associés aux décisions qui les concernent. Franchement, j'aimerais que les sujets soient beaucoup plus débattus en amont des décisions (qui reviennent de toute façon aux élus). Or pour débattre, il faut connaître les enjeux. C'est l'objet de mon activité sur ce blog, par exemple. 

    Bâtir un réseau de chaleur vers Combarel depuis la chaufferie de la Maison de l'Agriculture est une option envisagée par une étude préliminaire rendue récemment. Cela permettrait de répondre à la demande de chauffage pour les 5 premières années de commercialisation des logements prévus (la construction/commercialisation des 300 logements est prévue de s'étaler sur une dizaine d'années). Ensuite, l'étude prévoit que les chaudières seront renouvelées au fur et à mesure de la montée en puissance de la demande de chaleur à Combarel ou sur le Foirail .... C'est une manière de s'adapter à la demande et de diminuer/lisser les coûts de revient !

    J'ai parlé d'urgence, car les travaux avançant sur le foirail il est effectivement important que la ville de Rodez se positionne sur ces options: ces sujets sont en débat depuis plusieurs mois...

    Je ne mets donc pas "la charrue avant les bœufs" : l'ordre logique est bien que, d'abord, la Mairie se positionne sur l'intérêt et le principe du réseau de chaleur depuis la Maison de l'Agriculture, ensuite lance une étude approfondie pour déterminer les aspects techniques, juridiques et économiques, et en final propose au vote du conseil municipal la solution retenue. 

     

    Enfin, contrairement à ce qui est dit dans l'article de presse, aucune étude nouvelle n'est aujourd'hui menée pour approfondir le sujet: ni par l'Agglo, ni par l' Aménageur (et pour cause, il n'est pas encore désigné!), ni par la Maison de l'Agriculture...

     

     

     

     

     

     


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  • Cette année le feuilleton estival des restrictions d'eau se joue au printemps !

     La situation des nappes est très préoccupante et huit départements ont déjà pris des mesures de restriction sur les consommations d'eau. Cette situation est le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique mais aussi des prélèvements excessifs que les pluies ne permettent plus de compenser : le changement climatique et les prélèvements épuisent la ressource !

    Cette situation est due à notre inconséquence et notamment au choix qui a été fait d’irriguer massivement le maïs, une plante tropicale aux besoins en eau exorbitants. Dans le bassin hydrologique "Adour Garonne" (l'Aveyron en fait partie), l’irrigation représente jusqu’à 80 % de la consommation d’eau en été. Les leçons de la sécheresse de 2003 n’ont pas encore été tirées: elle avait coûté 590 millions d’euros à l’agriculture selon l’INRA. Pour éviter ces catastrophes il faut évoluer vers des pratiques agricoles moins dépendantes de la ressource en eau. La logique voudrait que l'on adapte les activités au changement plutôt que tenter désespérément de modifier le milieu. Premièrement, les créations de réservoirs d'eau ne devraient être envisagées que lorsque toutes les solutions permettant d'économiser l’eau ont été mises en œuvre. Et deuxièmement, on pourrait déterminer les volumes maximum prélevables dans le milieu. Les irrigants seraient amener à "jouer collectif" en s’organisant pour se répartir ces volumes d'eau. Or c’est la politique inverse qui est menée !

    Le département de l'Aveyron, s'il n'est pas encore touché par les mesures de restriction, est néanmoins concerné par le débat sur les réserves d'eau. L'Aubrac, les Causses autour de Séverac, le Lévezou sont de vrais "châteaux d'eau". Il est à craindre qu'avec la sécheresse actuelle qui se profile déjà en Midi-Pyrénées le "serpent de mer" du barrage de Vimenet (projet à ce jour avorté) réapparaisse ! Mais quel en sera son promoteur ? Le Conseil Général ? Une chambre d'agriculture ? Un politique "visionnaire" ? Le lobby des maïsiculteurs ? La préfète de l'Aveyron ?  

    Je parie que d'ici l'été, nous aurons la réponse !


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  • Depuis le début de l'année, les annonces de hausse se bousculent: gaz, électricité, essence,… Cette tendance s’inscrit sur le long terme parce qu’elle n’est pas liée à une conjoncture temporaire mais plutôt à l’épuisement des ressources (peak oil). Et  la demande croissante en énergie de pays tels que la Chine ou l’Inde ne fera que conforter ces hausses !

    Selon certains économistes, en 2010, la facture énergétique a augmenté de 12 % en France faisant tomber beaucoup de ménages dans la "précarité énergétique".

    Les déplacements et le chauffage domestique pèsent lourd dans la facture énergétique... ainsi que dans les rejets polluants. Voilà deux chantiers majeurs à mener par l'Agglomération et les communes pour le plus grand bénéfice des particuliers et de l'environnement.

    Cela veut dire mettre des moyens importants pour la rénovation thermique du parc de logements existants notamment en centre-ville de Rodez ainsi que dans le parc "social". Cela veut dire aussi de réussir l'éco-quartier de  Combarel avec son réseau de chaleur au bois, construit à partir de l'actuelle chaufferie de la Chambre d'Agriculture.

    Cela veut dire aussi investir prioritairement dans les transports collectifs pour réduire le besoin d'usage de nos voitures: la rénovation du réseau de bus du Grand Rodez, à partir de janvier 2012,  y contribuera positivement. Mais le plus dur restera à faire, remplir les bus ! 

    Je rencontre trop souvent encore des personnes qui me disent que l'écologie est une affaire de riche !!!  On le voit bien au travers de ces deux exemples: une politique écologique est aussi une politique sociale !

    Alors soyons plus ambitieux et plus volontaires !


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  • Mais qu' a donc piqué un écolo pour proposer de s'éclaircir la voix en chantant l'Internationale? Tel pourrait être, en résumé, la synthèse de trois messages reçus suite à mon billet du 1°mai
    D'abord, cet hymne a vraiment une portée universelle et passe de siècle en siècle avec autant de force et de puissance. A l'heure de l'omniprésence
    médiatico-cathodique, des béatifications pontificales, de la politique-spectacle ces paroles résonnent particulièrement: "Il n'est point de sauveur suprême, Ni dieu, ni césar, ni tribun. Producteur, sauvons nous nous même...".

    Ensuite, je trouve ces paroles bien décapantes vis à vis de la gauche. Cet hymne synonyme d'émancipation a servi de ciment au socialisme Étatique ! Au moment où des millions de personnes le chantaient, les partis communistes confisquaient le pouvoir avec les conséquences que l'on connaît...

    Enfin, cet hymne, évoque évidemment pour moi, la "Commune de Paris"! Cette trop courte parenthèse de notre histoire porte en elle un espoir et des concepts politiques qui me semblent incontournables tels que l'autogestion ou la démocratie participative...  C'est une période historique qui est souvent associée à Karl Marx... Personnellement, je n'oublie pas non plus son gendre, Paul Lafargue, l'auteur du "Droit à la paresse". Sa critique radicale de l'aliénation par le travail et de la surproduction/surconsommation est un des fondements de la pensée écolo !

    Ce court pamphlet est revigorant et sa lecture réjouissante !

    Allez pour le coup, vous reprendrez bien un petit coup d'Internationale.... 


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