• Il y a dans le résultat surprenant de l'élection cantonale de Rodez-Est une dimension spécifiquement ruthénoise.

    J'avais déjà dit dans un précédent billet que le PS aveyronnais aveuglé par le résultat de M.Malvy au régionales de 2010 s'était fourvoyé dans une impasse politique: gagner seul le département, sans créer de dynamique !

    La spécificité du "piton" ruthénois a amplifié cette donnée départementale pour faire un "pied de nez" à la logique arithmétique des calculettes socialistes !

    A mi-mandat, ces élections cantonales viennent projeter un éclairage nouveau sur le ressenti des citoyens ruthénois car depuis 3 ans la commune de Rodez et l'Agglomération sont "sous gestion Teyssedre". Je dis "sous gestion Teyssedre", tant sa méthode pour aborder les dossiers, tant sa manière de gouverner Rodez sont déconnectées d'une conception de gauche des rapports sociaux. Notre résultat au premier tour m'incite à penser que ce sentiment est partagé par une part grandissante de la population soucieuse d'une démarche citoyenne et attachée à des pratiques politiques en accord avec ces valeurs. N'est-ce pas aussi le ressenti de nombreux employés municipaux de la Ville ou de l'Agglomération ?

    C'est pour cela, qu'avec Emily, durant la campagne nous avons mis l'accent non seulement sur les projets écologiques pour le canton mais aussi sur la manière de les porter. Le véritable changement est autant dans le projet que dans la manière de le mettre en œuvre: une démarche participative, humaniste et respectueuse, au service d'une vision politique partagée.
    Dimanche soir, en apprenant l'éviction de Stéphane Bultel, le maire de Rodez n'a pas eu de mot assez dur contre "les Verts". C'est une manière relativement stérile de masquer l'impact négatif de sa propre "gouvernance", à la ville comme à l'Agglomération. Je dis stérile car de nombreux contacts avec des amis socialistes m'inclinent à penser que la diversion tentée par le maire de Rodez, contre "les Verts responsables de tous les maux", a fait long feu !

    Il y a quelques semaines, dans la presse, le maire de Rodez se projetait en 2014 et envisageait sa réélection sereinement. Les deux tours de cette élection cantonale sont là pour lui rappeler quelques vérités premières que messieurs Rozoy et Bessière, malgré le talent "de polémistes officiels" qu'ils exercent lors du conseil municipal, auront bien du mal à cacher !


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  • En réponse à une interrogation de l'Agglomération du Grand Rodez, le préfet de Région, coordinateur pour la RN88, a récemment répondu que les études concernant le grand contournement ne sont pas incluses dans le plan de financement 2007-2014. Il n'est pas non plus envisagé de les inclure dans le Schéma National des Infrastructures Terrestres, actuellement en cours d'élaboration. Vu de Paris ou de Toulouse, le grand contournement de Rodez n'est pas dans les tuyaux ! Il faut se rendre à l'évidence, il n'existera pas dans les 20 ou 30 ans qui viennent ! Une fois intégrée cette vérité première, il nous faut prendre conscience du scénario catastrophe qui est en train de se jouer, avec comme chef d'orchestre le Département de l'Aveyron, secondé par plusieurs maires et l'Agglomération du Grand Rodez.


    1er temps : Toulouse-Rodez avance avec la portion tarnaise jusqu'à La Mothe, puis le contournement de Baraqueville. L'autoroute arrivera aux portes de Rodez débouchant sur des portions de route à 2, 3 ou 4 voies en traversée d'agglomération, dans des zones d'habitat dense surtout à Rodez et Onet.


    2ème temps : le département de l'Aveyron réalise le "barreau de Saint-Mayme" raccordant Lioujas à Onet en permettant la déviation de Sébazac. Ce barreau permettrait aussi, dans une perspective plus lointaine, de relier la future portion autoroutière " Lioujas-Séverac" à "Rodez-Toulouse".


    3ème temps : l'agglomération de Rodez se retrouve pris au piège d'une liaison autoroutière reliant Lyon à Toulouse (A75/A88) et passant sur le tracé actuel de la "rocade", appelé en son temps "boulevard urbain".


    Entre-temps, l'État (peut-être), le Département et l'Agglomération du Grand Rodez auront mis en dénivelé les différents rond-points, élargi le pont de Saint Cloud et augmenté la vitesse de circulation à 90 km/h (voire plus ?)...


    C'est contre ce projet apocalyptique d'aménagement de nos communes que je réagis ! Il faut retrouver à la rocade sa vocation de boulevard urbain et refuser la lente évolution prévue vers  une autoroute urbaine ! Je dis lente évolution car par touche successive, de nombreux élus actuels des communes d'Onet, de Rodez ou de l' Agglomération sont en train de défaire ce que nos prédécesseurs avaient très justement protégé: une rocade à dimension urbaine et non à vocation autoroutière !


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  • Sur la lancée des résultats plutôt flatteurs des élections régionales, le PS aveyronnais avait bâtit sa stratégie pour les élections cantonales sur un principe simple (simpliste): nous gagnerons le Conseil Général et nous le gagnerons sans passer d'accord électoral avec les écologistes (ni d'ailleurs avec les autres partenaires à gauche!). En somme une version moderne du "tout pour moi, rien pour le voisin !". Malgré notre demande en juillet 2010 (deux réunions de négociation), le PS n'a manifesté aucune volonté de partager un projet de gestion départementale avec les écologistes ni aucune volonté de faire rentrer des écologistes au Conseil Général.  J'avais donné mon opinion à ce sujet dans un précédent billet du mois d'octobre, où je finissais en disant que "le pouvoir se partage ou bien il se perd !".

    Les résultats de dimanche dernier me confirme dans mon analyse, où l'on voit le canton de Rodez-Est emporté par B.Saules (UMP honteux), laissant Stéphane Bultel (PS) sur le carreau. A Millau, si le PS sauve son poste, c'est de justesse !


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  • Il y a une réelle nécessité à optimiser les dépenses de fonctionnement de l'Agglomération. Aussi, il semble pertinent de se pencher sur la gestion du domaine de Combelles qui est assurée par la SEM du Grand Rodez. La démarche d'optimisation doit être cadrée politiquement par les élus et le nouveau président de la SEM qui sera élu prochainement devrait avoir un mandat du conseil d'Agglo pour œuvrer en ce sens.


    Il nous faudrait d'abord affirmer nos objectifs en tenant compte d'une triple réalité locale :

    ->premièrement, le village de vacances qui pourrait évoluer vers un écovillage dont les contours et le mode de gestion restent à préciser;
    ->deuxièmement, une activité équestre de portée nationale à conforter comme support de loisirs, vecteur de développement touristique et économique
    ->et enfin troisièmement, un domaine patrimonial et naturel à valoriser autour des activités de pleine nature...

    J'entends des élus autour de moi énoncer des conclusions catégoriques sur la nécessité de faire venir des investisseurs (Mr. Trigano, Vice-Président du Comité Régional du Tourisme...), d'envisager l'exploitation du futur centre par une DSP, de réduire la masse salariale, de transférer le camping municipal de Rodez à Combelles...
    Tout cela pose un problème de méthode... Avant d'énumérer des solutions "évidentes", je défends l'idée de travailler à l'optimisation de la gestion de Combelles en lien avec ceux qui le font vivre: le Grand Rodez certes, mais aussi les professionnels, les associations présentes et les différents usagers particuliers. Cette démarche tranche, j'en conviens, avec la démarche plus communément utilisée par certains élus: je persiste à penser que c'est pourtant la bonne, car les gens ont envie de participer aux décisions qui les concernent. Ensuite seulement viendra le temps des conclusions ... et du vote par les élus du Grand Rodez pour rentrer dans l'opérationnel !

    Notes explicatives.
    Domaine de Combelles = 120ha de surface, propriété du Grand Rodez, situé sur la commune du Monastère.
    SEM du Grand Rodez = Société d'Économie Mixte, de droit privé, dont le capital est détenu à 75% par le Grand Rodez (le reste à des sociétés ou personnes privées) et actuellement présidée par L.Mouly.
    DSP = Délégation de Service Public. Procédure par laquelle une collectivité donne la gestion d'un service public à un tiers (une société privée en général). La rémunération de ce tiers est liée au résultat de gestion du service rendu.
    La société "Campéole" exploite actuellement le village de vacances en été.


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  • 15% pour le duo écologiste sur le canton de Rodez-Est !

    Voila un point final à une belle campagne électorale. C'est prometteur pour l'avenir car au delà du résultat, il y a eu l'engagement important d'un groupe d'une vingtaine de personnes, le partage d'une ligne politique centrée sur la construction du projet écologique et la méthode participative source de créativité. Avant de connaître le résultat, nous avions tous le sentiment d'avoir fait un chemin important car, venant d'horizons différents, nous avions su trouver le point d'équilibre pour rendre notre projet cohérent et crédible.


    Mon seul regret sera, je crois, de ne pas avoir immédiatement pris la mesure des attaques du PS et du Front de Gauche quant à notre positionnement. Nous nous sommes "pris les pieds dans le tapis" du débat "droite-gauche", alors que, parallèlement à la présentation du projet écologique, notre ambition politique était de montrer que face à l'UMP (même abrité sous le cache-sexe de majorité départementale), la réponse du PS ruthénois ne constituait pas une alternative. Depuis presque 3 ans de gestion de gauche (à mi-mandat), il me semblait important de proposer une autre vision de la politique que les bisbilles politiciennes à l'Agglo du Grand Rodez ou la gouvernance autocratique à la mairie de Rodez. Force est de constater que le réflexe clanique a été activé par la gauche traditionnelle: "si tu n'es pas avec moi, tu es contre moi !" et j'ai pu mesurer qu'il est encore difficile pour certains de remettre en cause les pratiques (même néfastes !!) "dans leur propre camp" de peur de l'affaiblir !
    Heureusement notre score de dimanche dernier valide la popularité et la pertinence de notre démarche: il nous incite à continuer !


    Dimanche soir, l'ensemble des candidats écolos s'est réuni pour aborder la question du 2°tour et le sentiment unanime fut de faire confiance aux citoyens pour qu'ils trouvent par eux-mêmes les candidats capables de porter leurs valeurs. Nous ne donnerons pas de "consignes de vote", pratique insultant la liberté et l'intelligence des électeurs !


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