• "Ça s'en va et ça revient" chantait Cloclo. Comme une ritournelle, et comme les hirondelles en ce moment, revient le leitmotiv du "vote utile".


    Ces jours-ci, j'ai eu droit à deux versions.

    La première salve fut tirée par Monique Herment-Bultel qui dans son intervention sur Totem, en réponse à Olivier Cammas, déclare: "…ça veut simplement dire qu'il faut engendrer une dynamique pour que la candidate officielle que je suis, soutenue par F.Hollande, puisse apporter à Paris les dossiers aveyronnais….". 

    La deuxième salve, je l'ai entendue tirée par des "lieutenants" du candidat Stéphane Mazars. Ils appellent au vote utile pour placer leur poulain en "pole position" devant Monique Herment-Bultel et face à Censi car, disent-ils la main sur le cœur: "Monique ne gagnera jamais face à Censi" !

     

    Nous voilà confrontés à de la haute stratégie politique !

    Un premier raisonnement "basique" me conduit à cette question: peut-il exister deux votes utiles dans la même famille politique ? Par définition non ! Cela veut dire que soit l'un, soit les deux protagonistes se trompent… ou nous trompent. Ils cacheraient ainsi derrière l'appel au vote utile la peur de ne pas être en tête. Plutôt qu'une manifestation de stratégie politique et de responsabilité, il s'agirait alors d'un aveu de faiblesse ... ou de vacuité, "le vote futile" ?

    Un second raisonnement "basique" me fait dire que s'il y a des votes "utiles", il existe alors des votes "inutiles", ceux qui se portent sur les autres candidats … comme moi. 


    Évidemment cet appel au vote utile, par dessus l'épaule d'un candidat, est désagréable à entendre pour moi. Mais je la trouve insultante pour les électeurs qui ont envie de voter "écolo". Peut-être, à force d'être traités d'inutiles, vont ils se révolter et ne pas juger utile d'aller voter au 2° tour, pour ces candidats qui méprisent leur choix du premier tour !

     


  • C'est le titre d'un tract que nous distribuons sur les marchés.

    Et vous ? Quel écolo êtes-vous ?

    À vous de répondre aux questions et de m'envoyer le résultat à l'adresse mail ci-contre.

    Véridique ! Le maire de Rodez, interpellé sur le marché samedi, a répondu "oui" à toutes les questions. Va t'il voter écolo ? Suspens ! S'il manque une voix à Monique Herment-Bultel dimanche 10 juin, il faudra lui demander...


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    Nous savions que notre campagne électorale serait courte mais dense. Des articles, un premier café écolo au Broussy, un passage à Totem et à la télé… Ça démarre !

     

    Café écolo au Broussy à Rodez

    Le café écolo fut l'occasion de faire le point depuis l'élection de F.Hollande. Le petit score d'Eva Joly ne nous empêche pas d'envisager l'avenir de l'écologie politique avec confiance. Nous souhaitons, à l'occasion des élections législatives, aller à la rencontre de la société qui, selon nous, à toujours envie d'écologie. Envie d'ouvrir des perspectives, envie de voir avancer des projets pour améliorer le quotidien. Nous avons aussi échangé sur "comment construire notre projet politique": autonomie et coopération des acteurs (individus, associations), groupes de travail… 

    Plus prosaïquement, chaque volontaire s'est inscrit dans une action concrète lors de cette campagne (distribution de tracts sur les marchés, distribution dans les boîtes aux lettres, rédaction d'articles, collage d'affiches). Si vous êtes intéressé, faites le savoir en m'envoyant un mail (coordonnées ci-contre).

     

    Retrouvez les interviews sur Totem, le 15 mars.

    Retrouvez notre passage sur France 3: cliquez sur le lien puis sur "relancer..". Dans le menu à gauche, sélectionner "Journaux", puis "Editions locales", puis "Quercy-Rouergue" et enfin la date du 10 mai... ouf !

    Retrouvez notre dernière conférence de presse du 12 mai.

    Retrouvez l'article du Ruthénois.

     

     

     

     


  • Le changement est une pièce de théatre en trois actes.

     

    Acte 1: "on change de président". C'est fait !

    Acte 2: "on change de majorité au parlement". Rendez-vous les 10 & 17 juin

    Acte 3: "on se bouge". Dans les associations, les coopératives, le mouvement social, les citoyens mettent en chantier les projets novateurs...


    Aujourd'hui les acteurs ou plutôt les bateleurs qui jouent sur le devant de la scène médiatique, dans ce 2°acte, me donnent envie de vomir: je veux parler de certains "irresponsables" politiques de l'UMP. Leur ligne d'attaque contre le nouveau président, la gauche ou contre les écologistes consiste à critiquer la mesure visant à accorder le droit de vote aux immigrés lors des élections locales. À les entendre la France serait en danger !

    Ils continuent ainsi de surfer la vague que leur ancien président Sarkozy a copieusement alimentée pendant ces dernières années et durant cette campagne… au plus grand bénéfice du Front National.

     

    Sans vouloir faire un débat de fond dans ce blog, je voudrais témoigner d'une réalité oubliée par nos concitoyens : les immigrés votent déjà en France depuis des décennies ! Cela se passe lors des élections prud'homales pour désigner les juges qui ont à trancher les conflits du travail entre employeurs et salariés. Mon expérience depuis trente cinq ans à l'usine Bosch ou dans d'autres entreprises locales me permet d'affirmer que les ouvriers français n'y ont pas perdu un brin de leur souveraineté ou de leur identité. 

    Qu'à travers l'exercice du droit de vote les habitants de notre planète deviennent des citoyens quelque soit leur nationalité, voila un vrai projet responsabilisant. Au lieu de cela, les partis de la Peur (UMP et FN) distillent la haine. Qu'en pense notre petit fils d'immigré qui est encore (pour quelques jours?), le député de la circonscription ? 

     

    Trop d'idées fausses circulent autour des questions migratoires. Aller voir ces trois court-métrages éloquents réalisés par Hélène Flautre, députée européenne EELV…

     

    Plutôt que de se lamenter sur ces "républicains" fachisants, je t'invite cher lecteur de ce blog politique, à te plonger dans la lecture savoureuse du dernier livre de D.Pennac "Journal d'un corps". Subrepticement et délicatement, l'auteur nous interpelle en ciselant quelques réflexions bien senties: un vrai bonheur !

    Un exemple de circonstance ?

    "La peur ne te garantit de rien, elle t'expose à tout !".

     


  • Les élections législatives auront lieu dans un peu plus d'un mois, les 10 & 17 juin. Avec Claudine Bonhomme,je suis candidat, pour Europe-Écologie Les Verts sur la 1°circonscription de l'Aveyron.

    L'écologie reste t'elle une priorité pour les électeurs ? Intégrée dans les programmes de nombreux courants politiques, garde t'elle une pertinence à exister de manière indépendante ? L'écologie politique peut elle apporter une réponse appropriée aux crises de notre société ?

    La "montagne" du Grenelle de l'Environnement a accouché d'une souris et le Président de la République, mis au pied du mur de l'action a choisi… de reculer. Sa philosophie en la matière se résumant à la fameuse phrase prononcée au Salon de l'Agriculture: " … sur toutes ces questions d'environnement, là aussi ça commence à bien faire !…". De reculs en renoncements que reste t'il du "Pacte Écolo" signé avant les élections présidentielles de 2007? La couardise sarkoziste en matière d'écologie n'a d'égal que la violence inouïe de son agression contre les classes sociales les plus faibles car c'est bien l'instauration de l'injustice sociale comme méthode de gouvernement qui caractérisera la "présidence Sarkozy". Durant ces 5 années de pouvoir absolu, nous avons assisté à un pilonnage systématique organisé et décomplexé de la part des élus UMP et de leur Président contre les principes fondateurs de notre République. La négation de l'humain et de l'écologie comme méthode de gouvernement ! Un lourd bilan à assumer aussi pour notre député UMP, Yves Censi !

    Alors Oui, l'écologie politique est pertinente à proposer une autre voie !

    Faisant partie à la Mairie ou à l'Agglo, d'une majorité de gestion avec différentes forces politiques de gauche depuis 2008, les quelques élus écolos se sont investit pour faire avancer de multiples projets qui amélioreront le quotidien : transports publics et parcs relais, sécurité des déplacements (vélo, piétons), réduction des déchets, alimentation bio dans les cantines, ressourcerie, reconversion de la friche hospitalière de Combarel en éco-quartier (chauffage économique au bois, qualité de vie, ...), plan de réduction des consommations d'énergie et d'adaptation au changements climatiques (PCET)... 

    Nous pouvons affirmer que nous avons permis l'éclosion de la plupart de ces projets ou que nous leur avons donné une véritable portée novatrice et écologique. Cela grâce à notre opiniâtreté et à notre énergie à travailler avec d'autres élus non écolos mais ouverts. Et encore, nous n'en sommes qu'au début ! Ces démarches demanderont du temps et des élus motivés pour les porter et les défendre !

    Alors Oui, même dans des majorités qualifiées "de gauche", la présence d'élus écologistes est indispensable, à Rodez comme à l'Assemblée Nationale ! Des élus indépendants, capables d'avoir leur propre capacité de réflexion, leur autonomie d'expression et de vote. Notre volonté est de sortir des réflexes claniques "d'appartenance au groupe" qui nous obligeraient à avoir une seule analyse, une seule attitude et à voter comme un seul homme derrière le chef !

    Cette démarche, nouvelle, ouvre un espace de liberté pour que la politique reste attentive aux préoccupations de la société tout en permettant un débat public enrichi. Et tant pis si le maire de Rodez, ne comprenant pas la demande citoyenne, juge cela "surnaturel".

    Je rencontre désormais beaucoup de personnes qui m'encouragent à poursuivre en ce sens. Mais comment vouloir mettre en œuvre une pratique politique rénovée, comment porter des projets novateurs sans vous, sans la réflexion et la collaboration avec une base sociale élargie ? Comment susciter et préparer un renouvellement des représentants politiques écologistes ?

    Voila bien deux défis auxquels nous avons à faire face: l'élargissement et le renouvellement.

    Je le dis sans détour: l'écologie politique (y compris ruthénoise) est vouée à se renouveler de l'intérieur (dans son programme et sa manière d'être) et de l'extérieur (avec l'arrivée de personnes, de visions et d'énergies nouvelles).

    Je souhaite porter cette volonté de renouvellement afin que chacun puisse envisager personnellement de s'y impliquer ! L'objectif est de constituer cet espace politique original et local (dont l'écologie politique sera une composante) capable d'incarner une alternative crédible.

    À bientôt, avec vous, pour la campagne électorale des législatives… et après !

     






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